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Gestion des déchets dangereux : LE RENDEZ-VOUS DE BAMAKO

L'Afrique se dote d'une convention qui permettra de gérer de manière contraignante les déchets et produits dangereux dans un contexte d'harmonisation avec les autres conventions internationales traitant des substances chimiques

Les travaux préparatoires de la 1ère conférence des parties à « la Convention de Bamako » sur l'interdiction d'importer en Afrique des déchets dangereux, et sur le contrôle de leurs mouvements transfrontaliers qui s'ouvre demain ont débuté hier à l'hôtel, sous la présidence du ministre de l'Environnement et de l'assainissement, Ousmane Ag Rhissa.

C'était en présence de Fatoumata N'Doye Diallo, la représentante de l'Union africaine et de Bakary Kanté, chargé de la réglementation au Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). Participent aux travaux, une cinquantaine d'experts venant des pays d'Afrique.

Longtemps resté en marge de la gestion des déchets dangereux sur son sol, le continent africain, à travers cet instrument juridique contraignant, pourra désormais lutter contre ce fléau qui a déjà fait assez de victimes. La rencontre de Bamako est historique, en ce sens qu'elle met l'Afrique face à son destin sur le plan environnemental. Il y a 22 ans, le continent ne parvenait pas à se mettre d'accord sur une stratégie pour contrer le danger que présente les déchets. « Mais aujourd'hui, nous avons montré au monde entier que quand on veut, on peut », a commenté Bakary Kanté à l'ouverture des travaux.

Les experts préparent des documents qui aideront les décideurs à agir. En insistant sur la nécessité de protéger nos ressources naturelles, la santé et le bien-être des populations en mettant nos différences de côté, le responsable du PNUE  a fondé l'espoir sur l'expertise des participants.  Il faut qu'une fois pour toute, l'Afrique se mette débout et prenne son développement en main de façon durable, déclare Kanté. L'Union africaine, par la voix de sa représentante a salué l'entreprise et déclare accorder une attention particulière aux travaux de la rencontre de Bamako. La gestion de l'importation et la production des déchets dangereux  constituent un problème de santé publique pour les populations africaines, selon Fatoumata N'Doye Diallo.

Cette première conférence s'organise dans un contexte tout à fait particulier. Il est caractérisé par la longue attente (une vingtaine d'années) pour sa tenue, depuis l'entrée en vigueur de la Convention en 1998 qui  a été adoptée par 51 pays africains 7 ans auparavant, lors de la conférence des ministres africains de l'Environnement à Bamako. La tenue de la présente réunion dans notre capitale démontre que notre pays est toujours dans une situation stable.

La célérité dans l'organisation et la gestion d'une telle conférence internationale dénote de la volonté des Africains à remettre débout la convention, la faire marcher et de répondre ainsi aux défis de gestion des produits dangereux dont notre continent n'a que trop souffert, s'est félicité le ministre Ousmane Ag Rhissa.

Ceci marque la fin des temps où nos pays, compte tenu de leur  manque d'organisation et de leur ignorance des dangers des déchets, ont accueilli des produits prohibés sous d'autres cieux. Il s'agit maintenant de gérer aussi les déchets et produits dangereux que nous produisons chez nous, dans un contexte d'harmonisation avec les autres conventions internationales traitant des substances chimiques dont nos pays parties. « Aujourd'hui, notre continent est prêt à montrer au monde notre résolution à gérer les déchets dangereux sur notre continent, à travers la Convention de Bamako », a poursuivi le ministre de l'Environnement.

Les parties mettront ensemble toutes les dispositions légales pour la remettre débout et assurer sa bonne marche pour toujours. L'accompagnement de Union africaine, dépositaire de la convention et du PNUE, compte tenu de ses innombrables expériences dans la gestion de tels accords a été sollicité sur cet aspect.

Au cours d'un point de presse animé par le ministre Ousmane Ag Rhissa en compagnie de ses  homologues burkinabé, Salifou Ouédraogo et mauricien, Louis Hervé Aimer, il a été question du caractère coercitif de la présente convention, contrairement aux précédentes, qui en plus, ne prenaient pas en compte la question des  déchets radioactifs. La mise en place d'organismes statutaires qui seront le socle de la santé environnementale dans les pays africains, a été également évoquée.

 

C. A. DIA

L'essor

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