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Mozambique : malgré les violences, les négociations continuent

Maputo (AFP)

Des négociateurs de la Renamo, principal parti d'opposition au Mozambique, se sont présentés lundi pour des discussions avec le gouvernement, trois jours après des embuscades qui ont fait deux morts dans le centre du pays où elle avait annoncé qu'elle passerait à l'action.

Les représentants de l'ex-guérilla de la Renamo ont cependant déclaré qu'ils ne parleraient pas des attaques de vendredi, qui ont visé deux camions et un autocar sur une route du pays.

"Nous ne sommes pas ici pour parler de questions relatives à ces incidents", a déclaré le négociateur en chef de la Renamo, Saimon Macuiane.

"Nous nous en tiendrons exactement aux points de notre ordre du jour.Les Mozambicains veulent savoir si les parties parviendront à un consensus sur ces points.Rien d'autre", a-t-il ajouté.

M. Macuiane a ajouté que l'équipe de la Renamo n'avait pas non plus l'intention de discuter de la détention du chef de l'information du mouvement, Jeronimo Malagueta, arrêté vendredi quelques heures après les attaques.

C'est lui qui avait prévenu que la que la Renamo s'en prendrait à la route EN1 dans le centre du pays, ainsi qu'à une voie ferrée stratégique pour l'exportation du charbon mozambicain.

"Nous avons notre agenda et nous nous en tiendrons à l'ordre du jour", a répondu le négociateur en chef du gouvernement, José Pacheco.

Le président mozambicain Armando Guebuza a promis dimanche que son gouvernement participait "volontairement" à ces pourparlers afin de "tenter de résoudre les problèmes du pays".

"Malgré les provocations dangereuses de la Renamo, le Mozambique continuera à vivre dans la paix et le gouvernement continuera à participer au dialogue avec la Renamo", a-t-il déclaré à la radio d'Etat, Radio Mozambique.

Les entretiens de lundi sont le septième round d'un "dialogue politique".Ils doivent porter sur quatre points : les modifications à apporter à la loi électorale, la composition des forces armées, la dépolitisation des structures de l'Etat et des "questions économiques", c'est-à-dire un partage des richesses provenant des ressources naturelles du pays.

La Renamo, dont le leader historique Afonso Dhlakama a repris le maquis l'an dernier, souhaite en priorité un changement de la loi électorale et menace de boycotter les prochaines élections.Elle veut notamment une représentation paritaire à la commission électorale, chargée d'assurer la bonne tenue des scrutins.

Les attaques de vendredi ont réveillé le spectre de la guerre civile au Mozambique, où près d'un million de personnes sont mortes dans des affrontements entre les rebelles de la Renamo et le gouvernement du Frelimo entre 1977 et 1992.

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