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Ouverture du marché pour les Ape : La Société civile régionale rejette les 75%

Dans les négociations sur les Accords de partenariat économique (Ape) qui doivent lier l'Union européenne à l'Afrique de l'Ouest, les Européens sont en train de réussir un joli coup, en opposant les négociateurs africains à leur société civile. Ainsi, les représentants de ladite société civile se sont sentis obligés, à l'issue de la 70ème session ordinaire du Conseil des ministres de la Cedeao, qui vient de prendre fin à Abidjan, de sortir un communiqué pour interpeller publiquement les ministres, et leur demander de «rejeter la proposition d'offre de libéralisation de 75% du marché régional ouest africain». Cette dernière avait été faite au mois de mars dernier à Praia, au Cap Vert.

Ce niveau d'ouverture, bien que n'atteignant pas les 80% que demande la Commission européenne, est considérée aussi bien par les experts que par les organisations de la société civile, comme de nature à fragiliser encore plus les industries des pays d'Afrique de l'Ouest, qui ne seront pas en mesure de soutenir la compétition avec leurs rivales européennes. Mais la Commission européenne n'a jamais accepté les propositions d'ouverture de 65 et de 70% que la Ce­deao avait jusque là posées sur la table. Elle a même à plusieurs reprises, menacé les pays de la sous-région, de mesures de rétorsion. Ce qui a conduit des pays comme le Ghana et la Côte d'ivoire à parapher des Ape intérimaires.
«N'ayant que la pression et les menaces comme stratégie pour répondre aux préoccupations légitimes de ses partenaires, la Com­mis­sion européenne se rend coupable d'être le principal fossoyeur du partenariat entre l'Europe et l'Afrique de l'Ouest», réplique la Société civile dans son communiqué du 20 juin à Abidjan. Elle ajoute à cela que «la libéralisation de 75% du marché ouest africain n'est pas soutenable pour les 11 pays les moins avancés (Pma) et les 4 pays en développement que compte l'Afrique de l'Ouest, une région parmi les plus vulnérables au monde. Certes, l'Afrique de l'Ouest fait face à de graves menaces sur son intégration. Mais la conclusion d'un Ape déséquilibré et destructeur ne doit pas être le prix à payer pour préserver cette intégration. Car la désintégration de l'A­frique de l'Ouest du fait de la non-conclusion de l'Ape n'est pas une option acceptable. La signature d'un mauvais accord, juste pour sauver cette intégration ne l'est pas non plus.»
Les organisations de la société civile invitent par ailleurs, les Etats membres à se préparer à la confrontation qu'elles attendent avec la Commission européenne. Elles re­com­mandent de préparer des alternatives aux Ape, et veulent un soutien pour les pays qui seront aux prises face aux représailles de l'Union européenne, en cas de non-signature des Ape.

Quotidien

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