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Ahmed Taleb Ibrahimi: «Je ne crois pas à la mort naturelle de Boumediene»

«Personnellement, je ne crois pas que l'ancien président de la République, Houari Boumediene, est décédé de mort naturelle. Il aurait été, vraisemblablement, victime d'un empoisonnement, tout comme Yasser Arafat, d'ailleurs ». C'est ce qu'a déclaré Ahmed Taleb Ibrahimi, ex ministre, qui témoignait dans l'émission Hiwar fi edakira, diffusée dimanche soir sur les ondes de la Chaine I de la radio Algérienne. L'invité de l'émission n'a pas donné de précisions sur les parties qui seraient derrière cet «empoisonnement», perpétré, selon certaines sources, par des services secrets étrangers, notamment israéliens, lors de la visite de Boumediene dans la capitale syrienne où il avait assisté, en compagnie d'Ahmed Taleb Ibrahimi et Abdelaziz Bouteflika, à son dernier sommet arabe, le 20 septembre 1978. Selon la version officielle, Houari Boumediene, décédé le 27 décembre 1978 à l'hôpital Mustapha Pacha d'Alger, souffrait d'un cancer du sang. Par ailleurs, à une question relative à la séquestration dans le plus grand secret des dépouilles des colonels Amirouche et Si El Houas, tombés au champ d'honneur le 29 mars 1959, ordonnée par Houari Boumediene, Ahmed Taleb Ibrahimi s'est contenté de dire: «Je n'étais pas au courant de cette affaire».

El Watan

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