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Autant le dire… : Les Hauts-Bassins et les Cascades, les grands perturbateurs d'où…

Le Burkina Faso compte 13 régions parmi lesquelles deux se distinguent par les perturbations récurrentes qu'on y enregistre chaque année et qui sont la raison des faibles taux d'admission aux examens de fin d'année.

C'est ce qu'a fait remarquer le ministre en charge des Enseignements supérieur et secondaire, Moussa Ouattara. Ces deux régions battent le record des perturbations ; autrement dit, des manifestations de toute nature, notamment scolaires et même parfois politiques. Ces deux régions sont pour le ministre Moussa Ouattara, les Hauts-Bassins et les Cascades. Natif de la région, le ministre qu'il est, en souffre énormément car, c'est peu honorable qu'il en soit ainsi. Et donc chacun devrait prendre grande conscience. En effet, la région des Hauts-Bassins est arrivée dernière de toutes les régions en 2012 au classement du taux de réussite à l'examen du BEPC. Cette année, l'histoire semble se répéter. Avec un taux de réussite de 9,83 % au premier tour. Elle est encore, relativement, suivie des Cascades qui enregistrent un taux de 9,57 %.

Ces résultats peu reluisants incombent malheureusement à tous. Acteurs politiques, parents d'élèves, élèves et surtout le corps professoral qui, pour des raisons très diverses, soutient le ministre, se met à revendiquer, entraînant du même coup, les élèves. Si ce ne sont des voies de circulation qui sont barricadées par les élèves, c'est à des actes de vindicte populaire et/ou à des casses d'édifices publics ou privés auxquelles on assiste. Il va naturellement de soi que l'arrêt incessant des cours perturbe le système scolaire. Si les élèves sont les premiers dindons de la farce de ces manifestations à répétition, souvent encouragées et entretenues par les professeurs à en croire le ministre Moussa Ouattara, il n'en demeure pas moins que ces maux se répercutent sur la vie même de la nation. Ce sont ainsi des tares et insuffisances que vont trimballer les futurs hommes du pays dans leur vie professionnelle. Quant à certains parents d'élèves, selon le ministre, ils ne s'intéressent aux résultats de leurs enfants qu'en fin d'année. Autrement, c'est quand l'enfant est renvoyé ou admis (par hasard) qu'ils se demandent ce qui s'est passé. Aussi, a-t-il invité les parents à prendre entièrement leurs responsabilités, car l'école et la cellule familiale se complètent en matière d'éducation de l'enfant.

A Bobo-Dioulasso, notamment au Lycée Ouezzin Coulibaly (LOC), sur un total de 5 090 élèves au titre de l'année scolaire 2012/2013, le lycée a enregistré, 1 175 élèves exclus en fin d'année. 1 332 autres élèves redoublent et seulement 2 583 élèves passent en classe supérieure, soit un taux de 52 % de succès. De vrais échecs scolaires ou la conséquence de la déperdition scolaire au Burkina Faso, particulièrement dans ces deux régions ? Si ces deux régions ne reculent pas en matière d'éducation, de toute évidence, c'est tout comme.

A l'analyse, l'on a comme l'impression qu'il y a un désintéressement même des jeunes vis-à-vis de l'école. Est-ce uniquement dans ces deux régions comme l'indique le premier responsable en charge des Enseignements secondaire et supérieur ? La plaie semble plus profonde. Toujours est-il que nous sommes tous responsables. Et chacun répondra tôt ou tard de l'acte qu'il aura posé.

Bassératou KINDO

L'Express du Faso

Le Faso

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