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Mise en place du Sénat : Moussa et Vincent ont convaincu à Bobo-Dioulasso

Les questions majeures et d'actualité nationales concernant l'action gouvernementale et la vie de la nation, particulièrement la mise en place du Sénat, ont été abordées avec les forces vives des régions des Hauts-Bassins, de la Boucle du Mouhoun, du Nord, le samedi 22 juin 2013. A Bobo, Moussa Ouattara et Vincent Zakané ont convaincu les acteurs qui promettent de relayer ces vraies informations à la base.

C'est Moussa Ouattara, ministre des Enseignements supérieur et secondaire et Vincent Zakané de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale qui ont conduit la mission gouvernementale à Bobo-Dioulasso. L'objectif était d'échanger et d'informer les forces vives sur les questions essentielles de la nation. Des forces vives qui n'ont pas boudé la rencontre au regard de leur mobilisation. Moussa Ouattara et Vincent Zakané se sont appesantis sur trois points d'importance à savoir les réformes politiques, les grands chantiers et les préoccupations de la région des Hauts-Bassins et enfin la nécessité de renforcer la paix sociale par le dialogue et la lutte contre la vie chère.

Il est à retenir, en ce qui concerne, les réformes politiques, que le Burkina Faso en tant qu'Etat démocratique a engagé, ces dites réformes politiques, sur la base d'une démarche inclusive et consensuelle. L'idée est d'élargir les bases du dialogue démocratique par la création de nouveaux espaces d'expressions, de renforcer l'équilibre entre les pouvoirs Exécutif, Législative et Judiciaire. En plus de la relecture et de l'examen du fonctionnement des institutions régissant les consultations électorales afin de garantir des élections libres, équitables et transparentes.

Les deux ministres ont donc expliqué que c'est ce qui a été fait lors des assises nationales l'an dernier. Parmi ces réformes consensuelles, figurent la création du Sénat qui malheureusement, soutient Moussa Ouattara, « fait l'objet de commentaires erronés ». D'où la rencontre de ce samedi matin avec les forces vives, les syndicats et les partis politiques pour donner la vraie information sur la question. Certaines actions gouvernementales non moins importantes ont été débriefées par Vincent Zakané qui argue que beaucoup d'autres dans le sens de l'amélioration des conditions de vie des Burkinabè trouveront incessamment une issue. Les grands chantiers de développement au Burkina ont pour feuille de route la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD).

Ce désormais référentiel de développement est en phase, à en croire le chef du département de la Fonction publique, avec le programme du président Blaise Compaoré : « Bâtir ensemble un Burkina émergent ». Vincent Zakané dans son argumentaire a rassuré les forces vives quant à la sauvegarde de la paix à travers le dialogue et bien sûr la lutte contre la vie chère. Ainsi, est-il revenu sur la relecture de certains textes dont ceux sur les grilles salariales. Au regard des informations fournies par les deux missionnaires du gouvernement, l'ambition, aussi bien de mettre en place le Sénat, est d'améliorer les conditions de vie des Burkinabé.

« D'autres priorités urgentes »

Ces mots sont d'un citoyen bobolais venus écouter l'information du gouvernement sur le Sénat. Pour lui, le Sénat sera mis en place pour, tout simplement caser des caciques du régime. Sinon, a-t-il dit : « Il y a bien d'autres priorités plus urgentes que la mise en place d'une deuxième chambre pour renforcer la démocratie ». Comment peut-on mettre le Sénat à l'abri des partis politiques ? Quelles sont les critères de choix ou de nomination des sénateurs ? Ce sont entre autres préoccupations que les forces vives ont émises. Il est cependant à retenir, rappelle Moussa Ouattara que le Sénat ne peut être à l'abri des partis politiques en ce sens que les 39 sénateurs seront issus des collectivités territoriales.

Ils doivent donc être des élus locaux. Le Sénat sera composé de 89 représentants dont 39 des collectivités, 4 représentants des autorités coutumières, 4 des religieux, 4 de la société civile, 5 des Burkinabè vivant à l'étranger et enfin 29 seront directement nommés par le président du Faso. « La démocratie compte autant que la production agricole », réponse du ministre à un citoyen. « La mise en place du Sénat est purement une décision politique. C'est un choix politique », renchérit Moussa Ouattara. Des messages qui, somme toute, ont été reçus par les forces vives, qui ont promis de les rendre à la base.

Bassératou KINDO

L'Express du Faso

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