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Des militants interpellés

Des militants ont été arrêtés, hier matin, au niveau de la place du 1 Mai (Alger), un lieu fréquenté par des centaines de citoyens. Ils observaient un sit-in de soutien aux personnes atteintes de cancer. Il s'agit du quatrième rassemblement organisé depuis l'hospitalisation, en avril dernier, de Abdelaziz Bouteflika à Paris. Ils s'appellent Kader, Amel, Othman, Aziz, Douaïb, Rachid, Youghourtha et Samir. Ils rêvent d'une Algérie meilleure. Avec leurs amis, ils concrétisent leurs activités sur le terrain. Ils organisent leurs événements après concertation sur facebook ou lors de réunions restreintes. Depuis des mois, ils revendiquent une meilleure prise en charge des personnes hospitalisées. Les patients atteints de cancer particulièrement. Hier, ils n'ont pu continuer leur rassemblement. La police du secteur a reçu l'ordre de les évacuer. Les militants refusent. Ils soulignent que «le sit-in est pacifique et que c'est leur droit le plus absolu». Deux minutes plus tard, des véhicules de police de type Caddy stationnent et les embarquent. Les militants sont emmenés au commissariat du district. Avant cette interpellation, les militants avaient soulevé différentes affiches portant des slogans. «Les responsables se soignent aisément à l'étranger. Le peuple souffre en silence», pouvait-on lire sur l'une d'entre elles. Les militants souhaitent que les Algériens arrachent leurs droits. Ils doivent réagir pour revendiquer une santé à la hauteur de la situation financière du pays. «Où sont les milliards ?», écrit Amel. De son côté, Kader rappelle que «La maladie n'est pas un choix. La santé est sûrement un droit». L'hospitalisation du chef de l'Etat, Abdelaziz Bouteflika, à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, puis son transfert aux Invalides, a incité les militants à interpeller sur la condition désastreuse des malades du cancer. «Ils les condamnent à la mort», s'offusque Aziz. Le professeur Kamel Bouzid avait alerté auparavant sur «la catastrophe». «Des centaines de patients ne peuvent prétendre à un rendez-vous de chimiothérapie. Ils doivent attendre l'année 2014», avait-il affirmé lors d'une émission télévisée. A noter que les organisateurs du sit-in sont issus de différents mouvements sociaux à caractère républicain. Ils indiquent qu'ils ne militent pas pour les sigles. «L'important, pour nous, est le contenu de nos messages. Nous défendons le droit pour tous», précise Mustapha. Vers 17h, les militants arrêtés ont été libérés.

El Watan

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