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Tunisair en retard d’un siècle sur Syphax Airlines

Par Ridha Ben Kacem

Non ce ne sera pas Tunisair, notre porte étendard national, qui a vu le jour il y a 65 ans déjà, qui traversera le premier, l'atlantique nord, cette si prestigieuse voie des airs, inaugurée en 1927, par Charles Lindbergh. Dommage pour cette prestigieuse compagnie, qui a toujours eu à sa têtes des peureux et des craintifs, c'et-à-dire des gestionnaires au sens de « boutiquiers prêts de leurs sous »,et jamais je crois, de visionnaires à l'ambition multidimensionnelle. Ce sera donc Syphax Airlines, dernier né des transporteurs aériens tunisiens, fondé en 2011, qui le fera, parce que tout bonnement, dirigée par un visionnaire, doublé d'un ambitieux, qui ira certainement, jusqu'à mettre en place, le premier réseau planétaire d'une compagnie aérienne africaine.

Rendons-lui hommage pour ses qualités intrinsèques, et poursuivons notre développement. C'est donc vendredi 21 juin, que s'est posé à l'aéroport Tunis-Carthage, le nouvel avion de Syphax Airlines, un Airbus A330-200, qui joue dans la catégorie des long-courriers. D'une autonomie supérieure à 13 heures de vol ou 12 500 kilomètres, l'avion est en mesure de joindre, sans escale, à partir de l'aéroport Tunis-Carthage, toutes les grandes villes des continents américain et asiatique. Mais il ira pour commencer, au Canada et atterrira à Montréal.

L'Airbus A330-200 de Syphax Airlines a une capacité de 278 sièges : 28 en Business Class et 250 en classe économique. Il est à rappeler qu'il s'agit du premier appareil de ce type et de cette envergure, en Tunisie. Sa longueur avoisine les 60 mètres et sa hauteur les 17 mètres, soit autant qu'un immeuble de 6 étages. Il sera exploité dans le cadre d'un contrat de leasing sur 5 ans avec Airbus.

Mais avant d'aller dominer les océans, « El Kods »,c'est le nom officiel de l'avion, sera mis en exploitation, à partir du mois de ramadan, pour assurer des voyages à la Mecque, dans le cadre des rotations du petit pèlerinage, « al-Omra ».L'avion assurera également, des vols sur l’Europe, en attendant l’obtention, d’ici fin 2013, des autorisations nécessaires, pour entamer les vols long-courriers, sur des destinations de prestige, telles que le Canada et la Chine.

Dans mon article : « Dans Tunisair vole plus haut qu'Air Algérie et Royal Air Maroc »,publié le premier juin 2013, j'ai écrit :

« Que peut-on dire en conclusion, sinon que Tunisair tarde, vraiment, à traverser l'Atlantique et à aller, à tire d'aile, jeter un coup d'½il, sur les océans indien et pacifique. En octobre 2009, le PDG de Tunisair, Nabil Chettaoui, a annoncé la nomination d'agents généraux de la compagnie, au Canada et aux États-Unis, dans le cadre de l'ouverture de lignes vers Montréal et New York, respectivement, prévues, alors, pour juin 2012 et juin 2013. Cependant, au vu des difficultés financières, liées, semble-t-il, à la « Révolution », la direction de la compagnie, a décidé de reporter ces projets, oubliant, par-là même, que l'intérêt du pays, passe avant ses petits calculs, de boutiquier. C'est d''autant plus étrange, que Tunis Air devait réceptionner, l'un de ses nouveaux Airbus A330-200, en 2012, prévu pour assurer ces vols long-courrier, mais, elle a demandé le report de la livraison, pour 2014. Jusqu'à quand, les tunisiens devront-ils continuer à transiter, par des aéroports étrangers, pour gagner des destinations, très fréquentées ? Jusqu'à quand, les investisseurs des pays lointains, éviteront-ils de venir, chez nous, à cause de la frilosité de notre compagnie aérienne nationale ? »

Eh bien, les réponses à ces questions nous sont venues de la manière que l'on sait maintenant, Non pas de Tunisair, car cette compagnie est toujours inscrite aux abonnés absents, mais de Syphax Airlines. Eh bien bravo messiers les sfaxiens, vous nous ôtez une épine, du pied tunisien. Mohamed Frikha, fondateur de Syphax Airlines a de quoi être fier et content. J'espère seulement, qu'il a été félicité par son homologue, qui trône à la tête de Tunisair. Il est évident que ce dernier ne manquera pas d'emprunter un vol Syphax Airlines, la prochaine fois qu'il ira en Amérique, pour négocier avec les dirigeants de Boeing. Ou bien poussera-t-il le vice, jusqu'à faire bénéficier la concurrence étrangère, de l'argent de Tunisair ?

Par Ridha Ben Kacem le 23 juin 2013

Tunisie Focus

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