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Journées de l'entrepreneuriat Burkinabè : Bon déroulement mais tout le monde n'y trouve pas encore son compte

Ouverte ce jeudi 20 juin 2013 à Ouagadougou, sous la présidence de Arthur P. Kafando, ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, la huitième édition des Journées de l'entrepreneuriat Burkinabè (JEB) bat son plein. Les JEB 2013 se tiennent sous le thème : « L'Innovation, un facteur essentiel de développement des entreprises ».

Nous avons fait un tour ce vendredi sur le site d'exposition et du Salon « Entreprendre au Burkina'', sis à Azalaï Hôtel Indépendance.

De nombreuses et diverses structures y sont représentées : institutions de micro finance, banques commerciales, fonds publics, sociétés commerciales, etc.

De l'avis de bon nombre d'interlocuteurs, les choses se déroulent normalement.

Tout se passe bien

« Nous sommes là depuis hier. Nous recevons beaucoup de visiteurs. Nous participons dans l'objectif de nous faire connaître davantage et d'élargir notre portefeuille clientèle. Et ça se passe bien », explique Rosine N. Zoungrana, représentante d'une banque de la place.

« Je suis venu me renseigner sur les conditions de mes différents partenaires parce que j'ai un projet de transport en cours. J'ai reçu assez d'informations. Je peux dire que mon dossier a progressé de 50%. Pour moi, tout se passe très bien », a renchéri Adama Belem, un déclarant en douanes.

''Tout se passe bien à notre niveau. Nous avons reçu beaucoup de monde. Nos dépliants sont finis. Les gens viennent se renseigner par rapport aux opportunités qu'ils peuvent saisir au niveau de Bagré », confie Paul Dédui, responsable de communication à Bagrépôle.

Dur, dur pour Naomi

Mais, les choses ne se passent aussi chez tout le monde. C'est le cas de Naomi Seni. Gérante d'un restaurant à Dédougou, elle a tout fait pour être des journées. Elle a un projet d'agrandissement de son restaurant qu'elle veut faire financer. Pour le montage du projet, elle a déboursé 75 000 F CFA. Elle avait voulu être reçue par une équipe de bailleurs américains installée afin de leur exposer son projet. On lui a dit que ce n'était pas possible, qu'il fallait se faire préalablement enregistrer. C'est la déception. Elle se tourne alors vers des institutions financières de la place qui l'ont reçue. Mais, là aussi, ses objectifs de financement, ne sont pas atteints. « C'est dur, l'accès au financement », lâche-t-elle un peu découragée.

Du coup, elle trouve à redire sur l'organisation de la manifestation, surtout lorsqu'elle fait le calcul de ses dépenses (déplacement, hébergement, restauration) pour ne rien obtenir en fin de compte.

Belle initiative tout de même

Malgré tout, elle salue l'initiative des journées de l'entrepreneuriat.

C'est aussi l'avis de Maïmouna Sawadogo, assistante au Centre national de recherches scientifiques et technologiques (CNRST).

« C'est une occasion pour nous de faire connaître au public les résultats de la recherche », dit-elle.

« C'est une belle initiative qui permet aux Hommes d'affaires Burkinabè de se rencontrer, de nouer, de tisser des relations d'affaires entre eux », assure pour sa part, Paul Dédui.

Grégoire B. BAZIE

Lefaso.net

Le Faso

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