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Journée mondiale des réfugiés : Journée de l'Afrique bis ?

« Je veux chanter pour ceux qui sont loin de chez eux et qui ont dans leurs yeux quelque chose qui fait mal ». Ces paroles sont de la chanteuse Laam et ne manquent pas d'actualité.

De fait, ce jeudi 20 juin 2013, l'on a commémoré un peu partout dans le monde, la journée mondiale des réfugiés.

L'occasion idéale sans aucun doute pour réfléchir sur le cas de ces millions d'Hommes, de femmes et d'enfants continuellement jetés sur les routes en raison des conflits et des violences armées.

Au Burkina, elles plus de 50000 personnes à avoir ainsi fui le conflit au (nord) Mali pour trouver refuge chez des voisins qui leur ont ouvert leur espace de vie quotidien. Mais aussi et surtout leur c½ur en partageant avec l'autre qui est dans la détresse, le peu de ressources dont elles disposent.

Chaîne de solidarité

C'est assurément un grand geste à saluer car il honore toutes ces populations qui, on ne le dira jamais assez, sont parfois en avance par rapport à leurs dirigeants sur la question de l'intégration des peuples.

Mais il y a également le cas de toutes ces personnes, ces ''réfugiés de l'intérieur'' comme on les appelle. Et qui, pour une raison ou pour une autre, se retrouvent obligées de quitter leurs zones de résidence pour migrer vers d'autres endroits où elles se sentent plus en sécurité. Cela aussi, c'est hélas, une triste réalité qu'il faut souligner.

Les causes dans la mal gouvernance

Cette journée mondiale des réfugiés, ce pourrait être celle de l'Afrique. Et pour cause c'est ce continent qui se distingue par la récurrence de l'instabilité et des conflits armés. Dont on sait par ailleurs qu'ils occasionnent toujours des mouvements importants de population.

Malheureusement à la lumière de l'actualité, rien ne dit que demain sera meilleur à aujourd'hui.

La conservation ou plutôt la volonté de confiscation du pouvoir d'Etat, l'exacerbation des particularismes identitaires à des fins électoralistes... Ce sont-là autant de défis non résolus par les dirigeants africains, plus de cinq décennies après les indépendances.

Ces derniers étant prêts à professer les bons principes, mais n'hésitant pas à recourir à la politique de la canonnière pour se hisser au pouvoir ou pour se légitimer. Autant dire que les humanitaires ont encore du pain sur la planche.

Juvénal Somé

Le Faso

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