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Le groupe Ecobank satisfait de sa dimension panafricaine

(APS) - L'Ivoirien Thierry Tanoh, directeur général du groupe Ecobank depuis janvier dernier, s'est félicité du chemin parcouru en 25 ans par ce groupe bancaire panafricain, dont l'envergure, selon lui sans égale, lui permet de jouer un rôle majeur sur le continent.

''Il n'y a pas aujourd'hui en Afrique subsaharienne une institution, une plateforme de l'envergure d'Ecobank'', a-t-il déclaré jeudi, à Lomé (Togo), lors de la conférence de presse de clôture de la 25e assemblée générale ordinaire d'Ecobank Transnational Incorporation (ETI), suivie d'une assemblée générale extraordinaire.

La première rencontre a servi à approuver les comptes du groupe pour l'exercice 2012 et à renouveler le mandat de certains administrateurs. L'AG extraordinaire, tenue dans la foulée, a autorisé des changements à apporter à des articules des statuts de la société. L'objectif est d'en faire ''une société indépendante, panafricaine'' dirigée par des Africains et des personnalités caractérisées par leur optimisme concernant le devenir de l'Afrique.

Il s'est précisément agi de changer la référence à la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) par celle relative à l'Afrique, afin que le groupe ne puisse être contrôlé, du point de vue de son actionnariat, par une quelconque personne physique ou morale, un groupe ou un pays, en l'orientant vers ''la libération'' économique et social du continent et son progrès continu, a expliqué Kolapo Lawson, président du conseil d'administration d'Ecobank.

''On ne peut pas rêver d'une plus belle entreprise'', a insisté Thierry Tanoh devant les journalistes. Selon lui, c'est ''la seule plateforme'' permettant aux acteurs optimistes concernant le futur de l'Afrique de pouvoir travailler à apporter des changements sur le continent africain.

''On a une passion à démontrer qu'une banque panafricaine peut tenir la dragée haute (...)'' à d'autres institutions similaires en concurrence sur le continent, a souligné le directeur général d'Ecobank dont le groupe a fait état de ''bons résultats'' enregistrés par ses activités pour l'exercice 2012.

Il a annoncé un total du bilan qui a atteint le seuil des 20 milliards de dollars américains, soit une croissance de 16 pour cent par rapport à 2011, alimentée par une hausse de 21 pour cent des dépôts de la clientèle et une progression de 28 pour cent des prêts.

Ecobank est présent dans 33 pays africains, avec des bureaux de représentation à Paris, Londres, Dubaï et Pékin. Le groupe bancaire compte également 650.000 actionnaires institutionnels et individuels. Il est coté en bourse à Lagos, Accra et Abidjan (BRVM).

''Ecobank ambitionne de devenir l'employeur de référence en Afrique en attirant et en gardant le meilleur capital humain sur ses marchés avec des formations sur mesure et des programmes de perfectionnement et de développement de ses dirigeants (...)'', écrit son directeur général, dans un message contenu dans le rapport annuel 2012 présenté à la rencontre.

''Nous sommes encore au début d'un long voyage'', a déclaré le président de son conseil d'administration (PCA), en parlant des 25 ans de la banque. ''Notre objectif, c'est d'être de plus en plus compétitifs et de nous imposer comme numéro un sur tous les marchés'', a dit Kolapo Lawson.

''C'est vrai, nous sommes en train de célébrer nos 25 ans, mais nous sommes encore jeunes'', a relevé la Sénégalaise Evelyne Tall, directrice générale adjoint du groupe depuis 2012.

Mme Tall a précisé que la stratégie d'Ecobank ne consiste pas à aborder le continent pays par pays, mais profiter ''des synergies dans chaque région'', en partant de ''combinaisons d'actions''.

Rewmi

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