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«Les grévistes encouraient la révocation»

Entre le ministère de la Santé et les syndicats, le bras de fer risque de reprendre. Le département de Abdelaziz Ziari confirme les ponctions sur salaire et rejette le concept de sanction. Pour le ministre, aucune sanction n'a été prise contre les grévistes. C'est du moins ce qu'il a affirmé, hier, en marge du Forum économique et social du cinquantenaire de l'indépendance. Les menaces de suspension et les retraits sur salaire n'ont pas été appliqués, explique le ministre qui indiquera que les journées de grève ont été amputées de la paie du personnel concerné, dans le cadre de l'application de la loi. Une pratique déjà appliquée par la tutelle après plusieurs débrayages et dont le principe a été décrié par les syndicats qui sont montés au créneau, puisque, selon eux, le retrait doit obéir à plusieurs paramètres et est géré par des textes et des conditions. «J'aurais pu prendre des sanctions à l'encontre des médecins qui ont fait une grève illégale, mais je ne l'ai pas fait», a déclaré M. Ziari en précisant qu'«il n'y a pas eu de mesures répressives à l'encontre de la minorité des médecins grévistes. Par contre, il y a eu non-paiement des médecins durant la grève, conformément à la loi», a-t-il précisé. Il faut rappeler que, selon le ministère de la Santé, la grève observée pendant plusieurs semaines par les syndicats composant l'ISP était illégale. Les syndicats, eux, affirment n'avoir été destinataires d'aucune notification de tribunal. Selon le ministre, la justice algérienne a reconnu l'illégalité du mouvement de grève enclenché par les médecins, soulignant que «dans ce cas précis, ces derniers encouraient la révocation. Ce que je n'avais pas voulu faire». «Il y avait peut-être des médecins qui ont été induits en erreur et c'est pour cette raison que je n'ai pas pris de mesures répressives», a-t-il expliqué. Les membres de l'Intersyndicale ont été conviés à des réunions de conciliation avec la tutelle. Après la réunion avec le Snapsy, le Syndicat national des praticiens de santé publique devait rencontrer hier les représentants de la tutelle. Aujourd'hui, c'est au tour du Syndicat des spécialistes d'être au rendez-vous. Il faut savoir que ces syndicats posent des préoccupations liées entre autres à la révision du statut particulier des travailleurs de la santé publique, à la révision du régime indemnitaires et à la réhabilitation de la carte sanitaire. Mais au rythme où vont les choses, les médecins risquent de reprendre la protestation. Car le dialogue va en titubant et le climat entre les syndicats et la tutelle reste délétère.      

El Watan

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