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Transfert de technologie : LE CENTRE D’INCUBATION DE SOTUBA AU SERVICE DES TRANSFORMATEURS

Le broyeur à marteau est un équipement de transformation du mil/sorgho

L'objectif est d'accroître le marché des produits dérivés du mil et du sorgho par l'offre de produits compétitifs à haute valeur ajoutée

L'amélioration de la qualité des produits transformés du mil et du sorgho joue un rôle important dans l'expansion du marché de céréales de la sous région ouest africaine. Cette expansion pourra influencer de façon positive la dynamique de la production locale de céréales, améliorer les revenus des  agriculteurs et entrepreneurs et augmenter la sécurité alimentaire globale de la sous-région.

La création de la demande en ces céréales de base dans les centres urbains est essentielle à leur viabilité à long terme. Ainsi, le renforcement du marché des produits transformés du mil et du sorgho pourra, non seulement générer des revenus pour les agriculteurs et entrepreneurs, mais aussi approvisionner de façon significative le marché de produits locaux transformés à haute valeur ajoutée avec des équipements à moindres coûts.

Le Projet INTSORMIL (International sorghum and millet) de transfert de technologie de production, de commercialisation et de transformation du mil et du sorgho au Mali a ½uvré dans ce sens sur le terrain. Il a été financé par l'USAID dans le cadre de son programme de croissance économique accélérée (AEG) pour le développement des zones Nord du Mali et exécuté sur 5 ans (2008-2012).

L'objectif global du projet INTSORMIL est de stimuler la production, la commercialisation et la transformation du mil et du sorgho à travers la diffusion de techniques améliorées de production, transformation et commercialisation du mil et du sorgho. Il a aussi pour but d'accroître le marché des produits dérivés du mil et du sorgho, par l'offre de produits compétitifs à haute valeur ajoutée.

De façon spécifique, le projet a pour objectif de bâtir un modèle de valorisation du mil et du sorgho pertinent et attrayant permettant de créer de la valeur ajoutée (produits transformés de haute qualité), d'une part et de générer des profits pour augmenter les revenus des acteurs de la chaîne de valeur. Il doit développer le concept d’incubation d’entreprises pour mieux outiller les entrepreneurs avec des équipements adaptés, des services et ressources adéquats à moindre coût. Cela afin de promouvoir des produits nouveaux à haute valeur ajoutée, tester le marché de ces produits, et enfin, développer des plans d’affaires pour l’acquisition de crédit.

Concrètement, il s'agit de créer des conditions favorables à la transformation et à la consommation des produits agroalimentaires locaux, d'accompagner et appuyer les acteurs du secteur pour une bonne qualité des produits transformés, a expliqué la coordinatrice de la composante transformation du projet Intsormil, Mme Dembélé Yara Koreissi. Elle dirige une équipe légère qui comprend Kola Mamadou Tangara, technicien chimiste chargé des équipements, Mme Traoré Soungalo Traoré, technicienne d'agriculture et spécialiste en transformation et Fousseyni Niamba, technicien en agro-alimentaire.

 

DES NICHES DE MARCHéS POUR LA DIASPORA. Ce projet de transfert de technologies d'équipements et de savoir-faire a été exécuté en deux phases. La première a concerné la création, le développement et l'accompagnement des entreprises de transformation à Mopti/Sévaré, Bandiagara et Gao par le biais de transfert d'équipements. La seconde s'est attelée à la création et l'opérationnalisation du centre d'incubation du Laboratoire de technologie alimentaire (LTA) de l'Institut d'économie rurale (IER) dans le but de former les transformateurs. L'IER a ainsi bénéficié d'un appui institutionnel de 61,751 millions Fcfa fourni par le projet. Les équipements acquis ont coûté 47,361 millions Fcfa.

Sept entreprises modèles de valorisation du mil et du sorgho ont été créées, dont 5 sont opérationnelles. Les deux autres n'ont pas pu démarrer pour des problèmes d'ordre technique et notamment institutionnel à Gao. Parmi les unités opérationnelles, quatre sont équipées d'une décortiqueuse à disque abrasive, d'un broyeur à marteau et d'un moulin à meule. Ces entreprises mettent aujourd'hui sur le marché des produits transformés du mil et du sorgho (mil/sorgho décortiqué, semoule mil/sorgho et farine fine mil/sorgho) à haute valeur ajoutée dans des emballages imprimés. Ces produits sont visibles dans certains rayons de supermarchés dans la capitale et ailleurs, assure la coordinatrice Mme Dembélé Yara Koreissi.

Le centre d'incubation a pour but de renforcer les capacités techniques et technologiques des agents de l'IER pour mieux appuyer les scientifiques, entrepreneurs et jeunes diplômés pour la mise en place des unités types de transformation du mil et du sorgho. Il accompagne les transformateurs dans le développement des produits et des marchés et assure l'encadrement des stagiaires en agro-industrie.

A ce titre, c'est un centre d'apprentissage, de formation, d'expérimentation, de démonstration et de diffusion pour aider à mieux outiller les entrepreneurs avec des équipements adaptés, des services et ressources adéquats à moindre coût.

A travers le centre d'incubation, certains entrepreneurs ont bénéficié des compétences nécessaires pour développer des produits nouveaux à haute valeur ajoutée, tester le marché de ces produits, et développer des plans d’affaires pour l’acquisition de crédit.

Pour la seconde phase du financement, la coordinatrice envisage d'acheminer les équipements complémentaires des unités de transformation des régions du nord qui sont stockés au Laboratoire de technologie alimentaire suite aux événements de mars 2012, travailler avec les fabricants d'équipements de Bamako pour la maintenance et la reproduction des prototypes d'équipements transférés du Sénégal. Cela permettra, a souhaité Mme Dembélé Yara Koreissi, une large utilisation de ces équipements par un plus grand nombre de transformateurs du Mali.

Les entreprises de transformation du mil/sorgho créées pendant l'exécution du projet doivent être accompagnées pour être plus attrayantes et s'ériger en vitrines pour un plus grand nombre de bénéficiaires. C'est ainsi que des entreprises individuelles arrivent à transformer au niveau du centre d'incubation des tonnes de céréales en farine destinée à préparer la bouillie ou la crème pour des niches de marché pour la diaspora malienne résidente aux Etats Unis et en France, souligne Mme Dembélé Yara Koreissi.

M. COULIBALY

Cultures cotonnières africaines : LA NOUVELLE APPROCHE GIPD

La salle de conférence de la direction des Finances et du matériel (DFM) du ministère de l’Agriculture a servi de cadre au lancement d’un nouveau volet du Projet gestion intégrée de la production et des déprédateurs (GIPD), intitulé « Contribuer à la compétitivité et à l’intensification durable des filières cotonnières africaines par le développement des capacités ».

Ce projet de 4 ans exécuté conjointement par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ambitionne de contribuer à l’amélioration durable de la compétitivité, de la valeur ajoutée, de la viabilité des filières cotonnières africaines, de manière à en optimiser l’impact sur le revenu des producteurs. Il développe les capacités locales dans les systèmes de production cotonniers africains pour favoriser une intensification agricole durable, réduit les risques liés aux pesticides chimiques de synthèse et améliore les conditions de vie des producteurs. Le projet cherche à concilier la technicité, la productivité et la compétitivité. D’un coût global de 2,5 millions d’euros soit environ 1,6 milliard Fcfa, le projet couvre le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, la Tanzanie et la Zambie. Depuis 10 ans, l’approche GIPD développée par la FAO est basée sur la promotion de la production du coton dans notre pays.

Nul n’est censé ignorer, a relevé le conseiller technique du ministère de l'Agriculture, Seydou Nour Diallo, l’importance de la filière coton dans les économies des pays producteurs d'Afrique en général et du Mali en particulier. Le secteur agricole est un des leviers essentiels de l’économie de notre pays. Il a rappelé qu’en Afrique plus de 15 millions de personnes, dont au moins 4 millions au Mali, vivent de la culture du coton sans compter les effets induits sur les secteurs de l'énergie, du transport, de la banque, des assurances et de l'élevage.

Au Mali, la filière cotonnière emploie plus d'un millier de salariés permanents et près de 2000 saisonniers. Elle réalise un chiffre d'affaires de l'ordre de 200 milliards de Fcfa soit à peu près 25 % du budget national et 15 milliards de Fcfa de recettes fiscales et douanières. L'or blanc est une des locomotives pour le développement durable grâce à la promotion des systèmes de cultures vivrières (mil, sorgho, maïs) et fourragères. Il renforce aussi les actions en faveur de l’élevage, les programmes de défense, de conservation et de restauration des sols ainsi que les opérations d’alphabétisation fonctionnelle et d’animation.

Pour le coordinateur national du projet, Mohamed Soumaré, les défis pour la production de coton graine en Afrique sont les rendements insuffisants en culture pluviale, la baisse de la fertilité des sols, l’usage inapproprié de pesticides toxiques et autres intrants, le coût élevé des intrants, la vulgarisation et la recherche sous-financés. L’instabilité des prix du coton, la faiblesse des revenus de l’or blanc pour les producteurs, la forte fluctuation des surfaces et des productions constituent d’autres défis à relever pour la production de coton graine en Afrique, souligne Mohamed Soumaré.

Malgré les efforts entrepris par notre pays avec l'appui de la communauté internationale, le secteur reste confronté depuis trois décennies à de nombreuses difficultés. Ces difficultés sont d'ordre technique, organisationnel, économique et politique. Parmi les défis majeurs à relever on peut citer la concurrence des fibres synthétiques, les enjeux des cultures biotechnologiques, le renchérissement des coûts des facteurs de production, le développement de nouvelles filières cotonnières, la transformation locale de la fibre, la valorisation des sous-produits et les problèmes environnementaux. Pour Souleymane Coulibaly, assistant technique chargé du renforcement des capacités au sein du projet la rencontre a permis de partager le contenu, la conception, les stratégies, de définir les responsabilités des parties prenantes avec les agents impliqués dans sa mise en ½uvre.

 

S. Y. WAGU

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'essor

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