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Négociations de Ouagadougou : L’ACCORD PRELIMINAIRE SIGNE

C'est fait. Le gouvernement et les rebelles touareg occupant Kidal, ont enfin signé hier à Ouagadougou un accord afin de permettre la tenue de l’élection présidentielle du 28 juillet. L’accord prévoit un retour de l'armée nationale à Kidal et un cantonnement des rebelles touareg sur des sites de regroupement.

Le texte, baptisé « Accord préliminaire à l’élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali », a été signé pour le gouvernement, par le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l'Aménagement du territoire, le colonel Moussa Sinko Coulibaly, et par Bilal Ag Acherif et Algabass Ag Intalla au nom des deux groupes touareg, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA).

Le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur qui avait lancé ces difficiles négociations le 8 juin, a également signé le texte.

Le désarmement des bandes armées ne doit intervenir qu’une fois signé un accord « global et définitif de paix » entre les nouvelles autorités installées après la présidentielle, d’une part, et les communautés et groupes armés du Nord, d’autre part.

Le retour de nos soldats et le cantonnement des rebelles MNLA-HCUA seront accompagnés par la future mission onusienne Minusma, qui absorbera à partir de juillet la force africaine (la Misma) déjà sur place, et par l’opération française Serval.

L’accord de Ouagadougou « représente une avancée significative dans le processus de stabilisation en cours au Mali », a estimé le représentant du secrétaire général de l’ONU au Mali. « Je félicite les parties d’avoir mis leurs différends de côté et oeuvré pour le bénéfice du pays et de son peuple », a déclaré Bert Koenders dans un communiqué. « Il s’agit d’un premier pas, il est maintenant important que les signataires se tournent vers l’avenir et continuent leurs efforts, main dans la main, en vue d’une mise en ½uvre concrète de cet accord qui doit commencer immédiatement de manière coordonnée et paisible », a affirmé Koenders, également chef de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).

Selon lui, « en pratique, les parties doivent encore discuter des derniers détails techniques en ce qui concerne les problèmes de sécurité, le retour de l’Administration, des services essentiels aux populations dans la région de Kidal, et la préparation de la prochaine élection présidentielle ». « Une fois ces conditions réunies, c’est à ce moment là qu’un dialogue inclusif pourra s’instaurer, impliquant non seulement le gouvernement, les groupes armés, mais aussi tous les Maliens », a-t-il précisé, en se disant « encouragé par l’engagement des parties à la réconciliation nationale et la résolution des différends par le dialogue ».

Lancées le 8 juin par le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur régional, les négociations ont pour objectif de permettre un retour de l’armée dans la ville de Kidal dans la perspective de la présidentielle prévue le 28 juillet sur toute l'étendue du territoire national.

Les négociations  achoppaient surtout sur le cantonnement et le désarmement des  rebelles et sur la question des poursuites engagées contre des chefs rebelles pour les crimes commis au nord. Après une dizaine de jours d’âpres négociations, les deux parties ne s'étaient pas entendues dimanche soir sur le nouveau projet d’accord proposé par la médiation burkinabè et ses partenaires internationaux. Les discussions avaient repris lundi dernier.

L'essor

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