mis à jour le

Le CLA déplore un déficit en correcteurs

Au centre d'examen Ibn El Haïthem (lycée technique du Ruisseau), sur 55 correcteurs de l'épreuve de langue française, seuls 42 sont présents. Les centres d'examen du baccalauréat ont enregistré un manque flagrant de correcteurs réquisitionnés cette année. Ceux qui sont présents se retrouvent avec des copies en plus. Ce sont les chefs d'établissement et les inspecteurs qui sont intervenus en appelant les enseignants des lycées afin de combler le manque. Au niveau du centre d'examen Ibn El Haïthem (lycée technique du Ruisseau) sur 55 correcteurs de l'épreuve de langue française, seuls 42 sont présents. «On fait appel à nos collègues», déclare une correctrice. Ce manque enregistré a-t-il un impact sur la qualité de l'évaluation des élèves, d'autant plus que les enseignants se retrouvent avec des plis de copies en plus ? «Cela dépend de la capacité des enseignants», affirme notre interlocutrice, qui rassure tout de même du fait que «les enseignants en sont conscients. Il font de leur mieux pour gérer la situation». La réquisition des correcteurs se fait sur convocation écrite, au niveau des établissements. «C'est durant la période de l'examen du bac que l'administration procède à la convocation des enseignants concernés», précise Mariem Maârouf, présidente de la Fédération de l'éducation affiliée au Snapap. Que s'est-il passé au juste ? «Les directeurs de l'éducation ont procédé à l'annulation des convocation de certains enseignants suite à la menace de protestation brandie par ces derniers à cause des incidents lors de l'épreuve du bac», explique la syndicaliste du Snapap. La suppression d'un certain nombre d'enseignants s'ajoute à l'exclusion des syndicalistes. Cette professeure de philosophie affirme avoir reçu un appel d'une collègue et un autre du directeur de l'éducation d'Alger-Est hier (dimanche, ndlr). «J'ai refusé d'y aller», avoue l'enseignante, qui confirme le manque de correcteurs des épreuves de langues, philosophie et physique, et ce, dans plusieurs centres d'examen. Le déficit en correcteurs a été confirmé par deux membres du CLA, Kamel Bendaikha et Zoubir Rouina. «Le directeur d'une des directions de l'éducation d'Alger a pris attache avec moi. Il m'a demandé de contacter les enseignants», déclare ce dernier. Contacté par nos soins, Nouar Larbi, secrétaire général du Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest) déclare qu'il n'a pas entendu parler de cet incident. Le SG du Cnapest affirme tout de même qu'un centre d'examen a été fermé dans la wilaya de Chlef. Les correcteurs ont protesté contre les conditions du travail et ont refusé de travailler. Ce qui a emmené les responsables de la direction de l'éducation à transférer les copies des élèves dans des centres de correction d'Oran.    

El Watan

Ses derniers articles: Programme AADL 2 : les résultats communiqués  Tizi Ouzou : Les retraités de l‘ANP s’organisent  Sellal : Les visites de terrain n'ont rien 

déficit

AFP

Afrique du Sud: le déficit commercial atteint 2,7 milliards d'euros en 2014

Afrique du Sud: le déficit commercial atteint 2,7 milliards d'euros en 2014

Neila Latrous

Projet de loi de finances 2014 : moins de croissance, plus de déficit budgétaire

Projet de loi de finances 2014 : moins de croissance, plus de déficit budgétaire

Déficit

Le mythe de l'Algérie riche, c'est terminé

Le mythe de l'Algérie riche, c'est terminé