mis à jour le

Au Congo, l’éducation se féminise depuis deux décennies

La petite école primaire d’Itsali, sur une route sablonneuse à proximité de l’aéroport de Brazzaville, compte vingt enseignants dont dix-neuf femmes, illustrant la féminisation de l’enseignement de base au Congo.

Gloire Louzolo, 25 ans, enseigne depuis le début de cette année scolaire dans cette école, à mi-chemin entre la Cité des 17 et le quartier Sadelmi. Appréciée des 180 élèves du CE2, elle se sent à l’aise dans son métier qu’elle exerce depuis huit ans.

« J’avais 15 ans quand j’ai intégré l’Ecole nationale des instituteurs (ENI) où j’ai reçu une formation de deux ans. Juste après, j’ai commencé à travailler », explique-t-elle à l’AFP.

« J’ai aimé le métier d’enseignant depuis le plus jeune âge, grâce à ma maîtresse de l’école maternelle », raconte Mme Louzolo, toujours vêtue de sa blouse bleue.

Faute de locaux, les cours sont dispensés en deux « vagues » de 5 heures. L’une commence le matin tôt et se termine à 12h30 pour laisser la place à la seconde.

Créée en 2003, l’école d’Itsali n’a pas de clôture. Sa grande cour sert à la fois de passage et de raccourci pour les populations environnantes. Son personnel est essentiellement féminin: des directrices au corps enseignant en passant par les gestionnaires et les secrétaires.

« J’évolue ici depuis la création de cet établissement public. Rares sont les années où on a retrouvé cinq enseignants hommes dans notre effectif », dit Rachel Mfina, directrice de la vague A, affirmant que pour l’année scolaire 2012-2013 l’école compte dix-neuf enseignantes sur un total de vingt.

Au Congo, pays de 3,6 millions d’habitants qui peut se féliciter d’avoir un taux de scolarisation élevé (87% en 2011), la féminisation de l’enseignement de base est constatée dans toutes les écoles publiques ou presque.

AFP

L'essor

Ses derniers articles: Mopti : Transport de viande, un casse-tête sanitaire  Promotion de la femme : RACHELLE DJANGONE MIAN S’EN VA  Sécurité alimentaire : DES CEREALES A