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BAC 2013, moins de tricheurs, plus de boxeurs !

Quelque 1.965 cas de tricherie ont été signalés au niveau des Académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF) lors de la session ordinaire de l’examen national normalisé du baccalauréat au titre de l’année 2013, qui a pris fin jeudi dernier, a annoncé, lundi, le ministère de l’Education nationale.

Ces cas de tricherie ont été découverts grâce à l’étroite coordination entre les différents intervenants et les services de sécurité aux niveaux central, régional et local, ainsi qu’à la vigilance des citoyens qui ont adhéré volontairement aux efforts visant à dénoncer les tentatives de faciliter la tricherie en dehors des salles des examens, et ce “malgré les tentatives, régulières et systématiques, de perturber le bon déroulement des examens”, a souligné un communiqué du ministère.

Le même département a indiqué avoir procédé, cette année, à la collecte des réponses publiées sur le réseau social Facebook qui ont été distribuées aux commissions de correction afin qu’elles soient prises en compte pour la détection d’éventuels cas de tricherie lors de la correction des copies.

Et d’ajouter que l’opération de correction, qui a débuté vendredi dernier, a bénéficié cette année d’un intérêt particulier qui s’est traduit par de nouvelles mesures garantissant plus d’objectivité et d’équité en matière de notation.

Selon le ministère, cette session s’est déroulée dans un “climat très positif” grâce à l’esprit de responsabilité et à l’implication effective de toutes les composantes de la famille de l’éducation et de la formation ainsi qu’à la maîtrise de toutes les étapes des examens, l’objectif étant de garantir l’égalité des chances des candidats et de préserver la crédibilité du baccalauréat national.

Quelque 77.509 candidats libres ont passé les examens de cette session sur un total de 154.134 candidats libres inscrits, soit 51 pc, a précisé le communiqué.

En ce qui concerne les moyens matériels et logistiques mobilisés en prévision des examens du baccalauréat, le ministère fait état de la mise à disposition de 1.600 centres d’examens et de 26.000 salles et de la mobilisation de 70.000 surveillants, de 1.600 observateurs dans les salles des examens et de 45.000 correcteurs, en plus de la mise en place de 29 commissions chargées d’élaborer les sujets des examens.

Les résultats des examens du baccalauréat seront annoncés après les délibérations de la session ordinaire prévues les 24 et 25 juin, a indiqué la même source, ajoutant qu’il sera procédé à la publication des listes des candidats admis en première session ainsi que de ceux admis à passer la session de rattrapage qui aura lieu du 9 au 11 juillet.

Mais un professeur a été grièvement blessé au niveau de la mâchoire inférieure par un élève pris en flagrant délit de tricherie lors des examens régionaux de la première année du baccalauréat qui ont débuté lundi.

L’élève, un candidat libre, a agressé le professeur qui assurait la surveillance au collège El Hansali après que ce dernier l’ait pris en flagrant délit de tricherie, a expliqué le délégué provincial du ministère de l’Education nationale de Salé, Ahmed Kikech.

La victime a été transférée à l’hôpital provincial de la ville tandis que l’élève a été arrêté par les services de sécurité, a-t-il précisé .

La délégation provinciale a décidé d’exclure l’élève concerné des examens régionaux et de prendre toutes les mesures administratives nécessaires à son encontre, l’objectif étant de lutter contre les pratiques pouvant nuire à la crédibilité des examens des classes terminales, a ajouté M. Kikech.

Il a indiqué, par ailleurs, que plusieurs mesures préventives ont été prises afin de garantir le bon déroulement des examens.

Par ailleurs, le ministre de l’Education nationale, Mohamed El Ouafa a catégoriquement démenti, lundi, les informations faisant état du transfert vers des institutions pénitentiaires d’élèves pris en flagrant délit de tricherie lors des examens du baccalauréat, assurant que ces cas, qui sont au nombre de 1965, feront l’objet de mesures disciplinaires à caractère pédagogique.

Ces mesures disciplinaires portent sur l’interdiction de passer la session de rattrapage et les examens du baccalauréat pour une durée d’un ou deux ans, soit moins que les cinq ans de prohibition qui étaient en vigueur, a précisé M. El Ouafa en réponse à une question devant la Chambre des représentants.

Les cas soumis à la justice concernent l’agression d’enseignants chargés de la surveillance des examens de la part de candidats pris en flagrant délit de tricherie et à l’égard desquels toutes les mesures nécessaires ont été prises, a affirmé le ministre.

Abordant les mesures de lutte contre les pratiques frauduleuses aux examens, M. El Ouafa a souligné la révision de la procédure de suivi des cas de triche, depuis leur découverte jusqu’à l’exécution des mesures disciplinaires et la mise en place d’une cellule de veille au niveau central, chargée de suivre tous ce qui est publié sur le net à propos des examens.

Dans ce sens, il a précisé qu’après avoir soumis les questions et réponses diffusés par certains sites internet aux commissions nationales chargées d’élaborer les sujets des examens, il s’est avéré qu’il s’agissait de copies concernant les années précédentes et d’éléments de réponse provenant d’un autre pays et comprenant des solutions totalement ou partiellement erronées, ajoutant que ces éléments ont été transférés aux commissions de correction en guise d’indicateurs pour les aider à démasquer les cas de fraude.

La Nouvelle Tribune

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