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Massif des Ifoghas : Les islamistes cherchent à s’organiser pour revenir à la charge

Apparemment, la sécurisation du nord du Mali, après sa libération par les forces alliées constitue encore une véritable équation pour ces dernières. En effet, même si la capacité des groupes armés terroristes a été considérablement amoindrie à la faveur de l'intervention militaire dans le septentrion malien, il n'en demeure pas moins que des poches de résistance continuent toujours de sévir. En témoigne, les attentats-suicides qui ont déjà été perpétrés dans certaines villes reconquises. Même le Niger voisin, qui participe aux forces de la MISMA, n'a pas été épargné par ces attaques.
Selon une étude récente faite par un institut américain relevant du pentagone, les mouvements terroristes les plus menaçants en Afrique de l'Ouest que sont Ansar Dine au nord Mali, Ansar Charia en Tunisie et en Libye, Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) et le Mouvement pour l’Unicité et la Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), tenteraient de réimplanter leurs bases après avoir été déroutés des grandes régions du Nord du Mali. D'ailleurs, la blessure dont ont été victime deux militaires des forces spéciales françaises il y a deux jours dans le massif des Ifoghas, illustre bien cette réalité.
Cette zone considérée comme le dernier sanctuaire des islamistes constitue encore un véritable danger pour les forces armées française et africaine. Rappelons que c'est au cours d'une patrouille jugée de routine, mais qui a quand même été menée par 400 soldats français que deux d'entre eux ont été blessés. Notons que cette opération a duré près d'une semaine durant et elle a été baptisée « Orion ».
Outre cet incident survenu au cours de cette nouvelle sortie de l'armée française, d'importantes caches d'armes et de munitions ont également été découvertes. Il s'agit entre autres d'une trentaine d'armes de tout type (AK-47, HK G3, fusils MAUSER, calibre 12 mm), plus de 5000 cartouches, du matériel optique, du matériel de transmission, des véhicules (5 pick up et 1 camion) et du matériel logistique (futs de gasoil). Par ailleurs, un atelier de fabrication d'engins explosifs improvisés (IED) a été démantelé. Il contenait une cinquantaine de sacs d'engrais.
Décidément, c'est la preuve que des éléments sporadiques relevant des mouvements terroristes continueraient de trouver refuge dans cette zone. Selon l'étude américaine en question, certains leaders de mouvements terroristes se sont repliés dans cette partie et tentent de se réorganiser pour revenir à la charge. Seulement, cette fois, les intérêts occidentaux en Afrique du Nord et de l'Ouest seraient devenus leurs principales cibles. Il faut préciser que cette étude a classé aussi Mokhtar BelMokhtar et Abou Mousaab Abdelwedoud (Abdelghadir Dorgal) respectivement chef du mouvement « Les signataires par le sang » et chef d’AQMI comme les terroristes les plus dangereux dans ces groupes cités. La vigilance doit donc toujours être de mise car tout ceci démontre que les terroristes sont encore bien présents et n'attendent qu'une relative opportunité pour faire parler leur force de frappe.
Maciré DIOP

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