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Nelson Mandela, toujours hospitalisé, "va très bien" selon sa fille Zenani

PRETORIA (AFP) - (AFP)

Les dernières nouvelles sur la santé de l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, soigné depuis dix jours à 94 ans dans un état grave, semblaient rassurantes lundi, sa fille Zenani indiquant qu'il allait "très bien" après une nouvelle visite à son chevet dans un hôpital à Pretoria.

"Il va très bien", a déclaré au micro des reporters postés devant le Mediclinic Heart Hospital de Pretoria Zenani Mosizwe Dlamini née Mandela, ambassadrice d'Afrique du Sud en Argentine.

Dimanche, le président sud-africain Jacob Zuma avait déclaré que l'état de santé du héros de la lutte anti-apartheid, victime d'une infection pulmonaire à répétition, continuait de s'améliorer quoique toujours grave.

Rentrée d'Argentine en début de semaine pour voir son père, Zenani a aussi a lu plusieurs messages déposés par des anonymes devant l'entrée de l'hôpital dont les abords se sont progressivement ornés de bouquets, drapeaux, cartes de voeux et prières comme autant d'ex-voto.

Une partie des fleurs et des petits mots rédigés à l'intention de "Tata" (papa) Mandela a ensuite été emportée à l'intérieur de la clinique, un signe qui indiquerait que le vieil homme irait mieux selon des photographes postés à l'extérieur de la clinique.

Graça Machel, l'épouse du prix Nobel de la paix qui se fait discrète depuis qu'il a été admis le 6 juin en urgence, a brisé le silence lundi pour remercier pour les innombrables messages de soutien reçus d'Afrique du Sud et du monde entier par lettre, SMS, téléphone, sur Twitter, Facebook, avec des fleurs ou par courriel.

+ Merci +

"Notre gratitude est difficile à exprimer.Mais l'amour et la paix que nous ressentons donne tout son sens à ce simple petit mot : +merci !+", a déclaré Graça, dans un communiqué muet sur la santé de Mandela.

"Madiba a dit un jour : +Ce qui compte dans la vie, ce n'est pas tant d'avoir vécu mais la différence qu'on a fait pour la vie des autres+.Je pense à ces paroles à chaque instant où le monde se tient à ses côtés, faisant la différence pour lui, dans sa guérison", a-t-elle ajouté, touchée en particulier par ces écoliers venus ces derniers jours chanter devant leur maison de Johannesburg.

Madiba, le nom de clan de Mandela utilisé en signe d'affection par ses compatriotes, doit fêter ses 95 ans le 18 juillet.C'est la quatrième hospitalisation du héros de la lutte anti-apartheid depuis décembre, en comptant des examens subis début mars.

Toute l'Afrique du Sud le sait désormais très affaibli et les dernières images de lui diffusées fin avril le montraient l'air absent.

Graça Machel, 67 ans, avec laquelle Nelson Mandela s'est remarié en troisièmes noces en 1998, se tient à son chevet depuis qu'il a été admis en urgence le 6 juin à l'aube.

Contrairement à Winnie Madizikela-Mandela, deuxième épouse de Mandela et ancienne égérie de la lutte anti-apartheid, aperçue une nouvelle fois lundi à son entrée dans l'hôpital, personne n'a vu Graça Machel ces derniers jours.

Les médias supposent qu'elle dort à la clinique et la visite régulière de sa fille Josina ainsi que les allées et venues des gardes du corps de Mme Machel ont accrédité cette possibilité.

Mme Machel, dont le destin a croisé celui de Mandela, a été l'épouse d'un autre chef d'Etat, le président mozambicain Samora Machel dont elle porte toujours le nom, héros de l'indépendance décédé en 1986.

Mandela, totalement retiré de la vie publique depuis des années, n'est plus apparu en public depuis le Mondial de foot organisé par son pays en 2010.

Il n'en reste pas moins vénéré par tout un peuple aux yeux duquel il incarne la fin de trois siècles de domination blanche en Afrique du Sud.Les citoyens noirs ont pu voter pour la première fois en 1994, lui confiant le pays pour un premier mandat qu'il n'a pas chercher à prolonger au-delà de 1999, choisissant de ne pas s'accrocher au pouvoir contrairement à de nombreux héros des indépendances africaines.

Il est admiré dans le monde entier pour le sacrifice de sa vie à la lutte contre la ségrégation raciale brutale instaurée avec l'apartheid en 1948, et son rôle dans l'avènement d'une démocratie multiraciale en Afrique du Sud, pays que beaucoup croyaient voué à la guerre civile.

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