mis à jour le

La santé va bien merci…

Une partie de la presse algérienne et l'inénarrable Ignacio Cembrero, du quotidien madrilène El Païs, ont très rapidement repris les élucubrations d'Ali Anouzla, du site lakome.com, sur les absences royales et les raisons du récent séjour à l'étranger du Roi Mohammed VI.

Malheureusement pour Anouzla et ceux qui le suivent, (au double sens du mot), à peine « l'article » était-il commis par l'ancien rédacteur en chef d'une publication qui s'était également spécialisée dans la propagation de rumeurs, que l'annonce du retour du Souverain au Maroc était officiellement confirmée.

Certes, cela n'a point empêché «El hombre sombre » de commettre son papier sur les colonnes d'El Païs, tant l'occasion était bonne pour cet ennemi intime du Maroc de cracher quelques phrases pleines de fiel sur la Monarchie alaouite.

De même, la presse algérienne, qui s'intéresse tant à la santé du Chef de l'Etat marocain, aurait sans doute pu avoir quelque pudeur, alors que l'apparition d'Abdelaziz Bouteflika en robe de chambre, muet comme une carpe depuis son transfert d'urgence vers un hôpital militaire parisien il y a plusieurs semaines, nous confirme que la réelle vacance du pouvoir est plutôt à observer du coté d'Alger…

Mais, las ! Ce ne sont que vaines tentatives de déstabilisation médiatique opérées par des milieux, hommes et titres qui sont connus pour leur hostilité à l'endroit du Royaume.

Pour s'en convaincre aisément, il suffit de se rapporter au « discours traditionnel » d'Ali Anouzla ou de Cembrero, sans omettre, certes, la presse de notre voisin de l'Est.

Pour eux, le Maroc est un royaume autocratique, dirigé par le « Makhzen », où le Roi dispose de tous les pouvoirs, où les citoyens sont dépourvus de droits et de libertés, où la classe politique n'est que vassale et aux ordres…

Habituellement, Anouzla, Cembrero and Co militent dans leurs articles pour le respect des dispositions constitutionnelles, la séparation des pouvoirs, l'exercice concret des prérogatives conférées au Chef du gouvernement par le texte fondamental du 1er juillet 2011, etc…

Et c'est exactement ce qui s'est passé durant le séjour du Roi à l'étranger.

Abdelilah Benkirane a continué de faire son boulot, en se payant même le luxe de s'engager dans un bras de fer avec l'une des composantes de sa majorité. Il a reçu en grandes pompes le Premier ministre turc, Erdogan, pour un séjour que les événements de la place Taksim à Istanbul ont sérieusement perturbé. Il a planché devant une Chambre des Représentants privée de la présence des parlementaires de l'opposition qui refusent les «one man show» mensuels de cet excellent communicateur du haut de la tribune législative, etc.

Les institutions ont continué de fonctionner, le FMI a envoyé une mission de contrôle et d'inspection qui a eu des entretiens avec ses interlocuteurs habituels (Primature et Ministère des Finances), tandis que les services du Palais royal continuaient d'adresser les messages usuels de félicitations, de sympathie ou de condoléances que l'actualité nationale et internationale exigent couramment.

Alors, pourquoi ces interrogations sur l'absence du Roi, laquelle n'a nullement entravé la bonne marche de l'Etat, de ses institutions, ni celle de l'économie, et encore moins affecté le quotidien des Marocains ? Ceux-ci savent que leur Souverain, comme tout un chacun, peut être amené à séjourner à l'extérieur du pays.

Ces interrogations d'Anouzla, de Cembrero et consorts, sont en réalité aussi hypocrites que fausses et malveillantes. Elles veulent suggérer que « des choses anormales » se produisent à l'insu des Marocains, qu'on leur cache des informations essentielles sur la santé de leur Roi.

Pour mémoire, on rappellera que M. Anouzla a été condamné par la Justice marocaine pour avoir excipé d'informations fausses sur la santé royale il y a quelques années, en mettant en cause la véracité d'un bulletin de santé publié par les médecins du Souverain. A l'époque, Anouzla bluffait déjà et il recommence aujourd'hui, ignorant l'adage latin « bis repetita non placent ».

On rappellera, également, qu'il y a quelques mois, le Roi était apparu en public marchant à l'aide d'une canne et les citoyens, plutôt que de s'inquiéter ou de donner quelque crédit à des rumeurs, avaient surtout apprécié le courage de leur Souverain qui n'hésitait pas à se déplacer malgré un handicap ambulatoire léger.

Enfin, l'an dernier, une communication des médecins en charge de la santé royale avait fourni d'amples détails sur les raisons d'une immobilisation passagère du Souverain, à la suite d'une indisposition.

Tout cela pour dire et affirmer que les sieurs Anouzla et Cembrero nous semblent bien ridicules quand ils veulent prouver leur sollicitude envers le peuple marocain qui serait tenu dans l'ignorance des grandes questions de l'Etat.

Ils nous prouvent également que leur argumentation est à géométrie variable, tantôt «anti-makhzen», tantôt hostile au respect des mécanismes institutionnels et constitutionnels qui régissent la vie publique au Maroc.

Dignes héros de Cervantes, Anouzla et Cembrero sont les «Don Quichotte » de la presse !

Quant aux moulins à vent, c'est du côté de l'Algérie qu'ils tournent à plein…

 

Fahd YATA

moustache7

La Nouvelle Tribune

Ses derniers articles: Maroc : Alerte de pluies et averses importantes dans plusieurs villes  Obsèques  La terre a tremblé 

santé

AFP

Malawi: le président Mutharika balaie les rumeurs sur son état de santé

Malawi: le président Mutharika balaie les rumeurs sur son état de santé

Santé

Les enfants tanzaniens sont les plus en forme au monde

Les enfants tanzaniens sont les plus en forme au monde

AFP

La princesse Anne annule un voyage en Afrique pour raison de santé

La princesse Anne annule un voyage en Afrique pour raison de santé