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L'algérien aux revenus moyens passera ses vacances "comme il peut"

La saison estivale s'amorce avec des  formules de voyages organisés  avec des prix qui ne sont pas à la portée de tous.  N'empêche, l'algérien aux revenus moyens planifie ses vacances avec "les moyens du bord et comme il peut". Mais, les vacances « ce n'est pas seulement une question de moyens. C'est aussi une question de mentalités ! » comme nous le dit une jeune fille de Tipaza, venue avec son frère à Alger pour dit-elle « se détendre après les examens du baccalauréat ». Pour la jeune fille comme pour son frère étudiant en commerce à Dely Ibrahim, « il faut faire évoluer les mentalités d'abord, ensuite penser aux vacances ». Pour les deux jeunes gens âgés respectivement de 23 et 18 ans, « l'environnement n'est même pas propice et les gens se montrent intolérants dans les plages par exemple ». « On parle en connaissance de cause » précise la jeune fille. « J'habite à deux pas de la mer à Tipaza et je peux vous dire que l'environnement est tout sauf favorable pour une baignade sereine ». Pour notre interlocutrice, « ce n'est pas à l'Etat de changer ça et de nous inculquer une nouvelle mentalité , le problème est en nous, chacun doit commencer par lui-même ensuite passer aux autres ». Nos interlocuteurs s'étonnent même du fait qu'on ne cesse de « célébrer Tipaza  et ses merveilles alors qu'il n'en est rien car encore une fois l'environnement n'est pas toujours favorable, à cause des certains énergumènes, sans parler de l'absence d'infrastructures accessibles». En plus des mentalités, le budget  de beaucoup d'algériens ne permet pas d'avoir des vacances à la hauteur. Pas évident avec un salaire est de 30 000 da, comme cette algéroise diplômée en Histoire et   travaillant comme documentaliste dans une entreprise privée. La quarantaine, célibataire et habitant chez ses parents, la jeune femme originaire de Collo où elle s'y rend chaque année en période d'été regrette le fait que même à Collo, elle est contrainte de préparer à manger, de faire le ménage...  « Je dois faire très attention à mes dépenses résultat je ne vais nulle part, je pars à Collo pour rester à la maison. Au final je change juste de maison » sourit-elle.  Pour notre interlocutrice pour avoir des vacances de rêve, il faut percevoir en moins 100 000 da le mois. Nous nous sommes renseignés sur les prix pratiqués dans une agence de voyages à Alger qui assure des voyages organisés à l'extérieur du pays comme le Maroc ou la Turquie. Pour partir au Maroc pour 10 jours, il faut environ 140 000 da, un peu moins pour l'Egypte et quasiment  le même prix pour la Turquie. «D'habitude je pars à Jijel ou  Bejaia  pour un camping, mais ailleurs non » nous confie une mère d'un enfant de 3 ans et cadre dans une entreprise privée. « Cette année par contre, je ne peux aller nulle part car mon mari ne travaille plus et je ne perçois que 30 000 da par mois » précise-t-elle.  Alors « je n'ose même pas rêver partir à l'étranger ». Et vous qu'avez-vous prévu pour vos vacances? Partagez vos plans.

El Watan

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