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Kaolack / Serigne Mboup sur l'homologation des prix « L’Etat devait impliquer les Chambres de commerce »

Le président du groupe Centre commercial Bara Mboup (CCBM) qui était Samedi à Kaffrine pour la signature d'une convention partenariale avec la chambre de commerce d'industrie et d'Agriculture, trouve mal que l'Etat s'investisse dans un projet d'homologation des prix d'une certaine catégorie de denrées de consommation courante, sans impliquer les différentes chambres de commerce du pays.

Pour Serigne Mboup, la décision de réduire les prix du riz, du sucre et de l'huile devait en principe être couplée par une large communication à partir de laquelle les institutions censées d'apporter leur expertise et autre expérience auront leur part à jouer. Au lieu de se limiter aux syndicats de commerçants et d'opérateurs ou des organisations de consommateurs. « Dans un processus aussi délicat et complexe, l'Etat ne doit et ne peut pas se baser sur des acteurs qui ne sont pas dans les filières.

Techniquement, les chambres consulaires ne peuvent nullement être exclues d'une telle démarche, car étant contrôleurs de l'ensemble des opérations commerciales déroulées dans les régions, elles sont mieux outillées pour accompagner l'Etat dans tout processus lié au commerce intérieur. Dans leurs missions, les chambres de commerce ne disposent pas des mêmes prérogatives que les syndicats, et sont plus pertinentes pour accompagner des organismes régionaux de commerce », soutient Serigne Mboup. Le patron de CCBM estime toutefois que la décision d'homologuer les prix est un projet qui revêt beaucoup de paramètres si l'on sait que ce ne sont pas seulement le riz, l'huile et le sucre qui sont consommés de manière courante au Sénégal.

Le téléphone, l'électricité et l'eau occupent également une place importante dans la consommation courante. Et puisque le Sénégal ne peut pas garantir sa propre consommation pour la simple raison qu'il n'est pas grand producteur de riz, le mieux pour l'Etat est de décourager les populations par rapport à la consommation du riz et de l'huile au Sénégal au profit de la promotion des produits locaux.

Mais quoi qui puisse arriver, le président de la chambre de commerce de Kaolack se persuade que l'Etat pouvait facilement réussir son pari de diminution des prix si les populations se reconvertissent en premières actrices pour leur respect sur le marché, mais également si les populations réduisent leur consommation personnelle sur l'ensemble des denrées dont elles se servent quotidiennement.

De sa propre conviction, l'Etat doit aussi se départir de toute décision liée à son implication directe sur le marché. Il doit jouer le rôle de contrôleur et éviter surtout de fixer les prix sur les produits. « Car s'il continue encore dans cette lancée, il serait toujours obligé de supporter la marge de la subvention pour chaque produit, alors que sur le marché, la subvention ne fait qu'ouvrir la porte aux fraudes massives et bénéficie peu aux populations qui sont les principaux bénéficiaires », conclut Serigne Mboup.
Sud quotidien

Rewmi

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