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Sandrine Lefebvre- Reghay rend hommage au Royaume

Après la parution de son premier roman ''L'enfant maudit'', aux Editions du Net, Sandrine Lefebvre-Reghay vient de publier un nouvel ouvrage intitulé ''Sawsan'', qui rend hommage à la création marocaine. La Nouvelle Tribune a rencontré l'écrivaine française résidant au Maroc. Entretien.

 

 La Nouvelle Tribune : Parlez-nous de votre roman ''Sawsan''.

Sandrine Lefebvre-Reghay: ''Sawsan'' est l’histoire d’une enfant de la campagne qui rêve d’école et de stylisme. Avec pugnacité et courage, elle parvient à réaliser ses rêves. Toutefois, pour marquer la fragilité de notre existence, j’ai décidé de commencer mon roman par la fin et de le finir par une ouverture qui nous rappelle que chaque être, dans cette vie, est le maillon important d’une grande Histoire, d’où le constant rappel des valeurs propres à la majorité des Marocains. Bien sûr, j’entends par là les valeurs religieuses qui s’expriment librement mais sans lourdeur. Elles sont principalement là pour amener le lecteur à réfléchir sur le sens de notre vie dans un monde où le “J’ai donc j’existe” est devenu cultissime. Avec pour cadre le Maroc et la France,  le roman est un pont entre deux cultures qui actuellement s’entrechoquent, d’où mon souhait d’amener un non-musulman à découvrir l’essence de l’Islam, la religion de l’équilibre et de la tolérance, quoi qu’en disent ses détracteurs.

 

 Quelles sont vos sources d'inspirations? 

De manière générale, mes romans et autres écrits décrivent des scènes de vie et abordent des thèmes classiques : la religion, l’enfance, la mort, l’éducation, la vie de couple, des sujets de société.  Outre ces thèmes, l'ouvrage  puise son inspiration de ma passion pour les tissus et ma fascination pour les créations de la haute-couture marocaine, notamment les caftans nés d’une tradition ancestrale. C’est également un roman dédié au Maroc où je vis depuis 10 ans et qui, à bien des égards, m’a rendu à la vie. Il me tenait donc à c½ur de lui rendre à ma manière un vibrant hommage.

 

Quels étaient vos auteurs et romans préférés, quand vous étiez jeune?

 Enfant, je dévorais les livres de la Comtesse de Ségur et les histoires du ''Club des Cinq''. Puis à l’adolescence, mes deux auteurs préférés sont devenus Victor Hugo et Balzac : pour moi, ils sont les maîtres à jamais de la très grande littérature. Personne ne les a jamais égalés à mon sens. Un peu plus tard, j’ai découvert Pascal et ses Pensées qui ne me quittent guère, ainsi que les contes philosophiques de Voltaire.

Aujourd’hui, mes livres préférés, après le Coran,  sont donc ''La peau de chagrin'', ''Le père Goriot'', ''Les misérables'' et '' Zadig et les Pensées''.

 

Quand avez-vous décidé de devenir écrivaine?

 Je n’ai pas de souvenir précis de la date, juste des images un peu floues qui se superposent. Comme tout le monde, j’ai commencé à écrire comme ça, sans vraiment de but précis, vers 10 à 12 ans. Ce n’est vraiment qu’à l’adolescence, vers 16 ans, que j’ai pensé en faire mon métier. Mais de cette époque, je n’ai absolument rien gardé. Mes écrits étaient alors de pâles copies des textes d’anciens, avec des vers boiteux et des alexandrins franchement mauvais.

 

Êtes-vous une bibliophile?

Je ne possède pas de livres rares et précieux dans la forme. En revanche, ils le sont tous par leur contenu.

 

Pour finir avez-vous quelques conseils à donner aux jeunes auteurs qui nous lisent ?

Je dirais qu’un écrivain selon moi, est un témoin d’une époque, d’une histoire. Si l’on écrit pour devenir célèbre, la noblesse du but, transmettre un message, est pervertie. Un livre bien écrit mais sans fond n’a aucun intérêt. Et s’il se fraie un chemin parmi les critiques, gageons qu’il ne fera pas long feu dans les annales de la littérature.

En revanche, si l’on écrit pour la passion d’écrire et pour transmettre, que l’on axe son travail dans cette direction, alors il se peut que dans le temps, l’½uvre soit reconnue. Et si elle ne l’est pas, cela n’a aucune importance car écrire est avant tout un combat contre soi-même et contre des idées reçues. Même si le combat reste muet, il a le mérite d’exister. Voilà pourquoi, il ne faut jamais rien lâcher et travailler constamment à l’amélioration de son style. En cela, la lecture des Anciens est précieuse car elle permet de se trouver. Il faut également rester en alerte constante sur ce qui nous entoure,  c'est une matière indispensable à l’écriture. Et si au bout de la longue route, la reconnaissance vient, tant mieux, c’est la cerise sur le gâteau. Mais en aucun cas elle ne doit être le prétexte à l’écriture.

 Entretien réalisé par Fatimazahraa Rabbaj

 

La Nouvelle Tribune

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