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Washington s’intéresse à la révision constitutionnelle

Nous avons aussi discuté, dans certaines de mes réunions, avec les responsables algériens des réformes constitutionnelles qui ont été énoncées et sur le travail nécessaire pour les mettre en ½uvre pleinement pour répondre aux aspirations du peuple algérien.» Ce sont là les propos que la sous-secrétaire d'Etat américaine chargée des Affaires politiques, Wendy Sherman, a tenus hier lors d'une conférence de presse sanctionnant deux jours de visite à Alger, la dernière étape d'un périple nord-africain que la responsable américaine a effectué en se rendant en Libye, en Egypte, en Tunisie et au Maroc. Des pays ayant diversement vécu des bouleversements politiques depuis janvier 2011. Le vent de la colère est aussi passé par l'Algérie et des réformes ont été engagées, mais qui sont restées en deçà des attentes de la société civile qui les a qualifiées de non-réformes. Wendy Sherman a estimé, pour sa part, que des «progrès ont été réalisés» en Algérie en termes de réformes mais, dit-elle, «nous estimons que des progrès supplémentaires sont à accomplir». Une note mitigée et un «oui mais» de Washington qui traduisent son choix d'occuper la posture du wait and see (attendons de voir), notamment en cette période charnière où l'on parle tantôt de succession ou de transition. A une question sur le bilan des changements politiques dans la région, la responsable américaine a répondu que «c'est une ère de grande transition dans le monde, où beaucoup de peuples veulent la liberté et la démocratie. Le changement est difficile, mais nécessaire, il doit se faire, les Algériens comprennent bien ce processus». Wendy Sherman, qui en sait aujourd'hui plus sur le projet de révision constitutionnelle que l'opinion publique algérienne, a dit noter qu'il y avait une «continuité» et a souhaité un prompt rétablissement au président Bouteflika. «Le président Bouteflika est bien connu aux USA, nous lui souhaitons un retour immédiat», note la responsable américaine, qui réaffirme les propos de l'ambassadeur Henry Ensher pour le soutien des Etats-Unis au prochain processus électoral en cas de respect des règles démocratiques. «C'est aux Algériens de décider qui sera leur futur Président. Nous travaillerons avec le prochain Président et toutes les institutions démocratiquement élues, nous apporterons notre soutien tant qu'il y a respect du processus démocratique», a indiqué Mme Sherman. Cette dernière, qui s'est envolée hier en direction de l'Irlande pour rejoindre le président Obama à la réunion du G8, chargée de notes sur l'évolution politique dans la région, a discuté avec ses interlocuteurs algériens de la coopération sécuritaire et du partenariat économique. «J'ai eu d'excellents entretiens avec le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et d'autres membres du gouvernement. Nous avons abordé tout un éventail de sujets, des fortes relations bilatérales, de la sécurité, du développement économique, de la bonne gouvernance, et du dialogue stratégique avec la société civile», dit-elle en affirmant avoir évoqué la place de leader de l'Algérie dans la région et le rôle qu'elle devrait avoir pour «faire avancer les choses dans un environnement difficile». Concernant la coopération sécuritaire, Mme Sherman a affirmé : «Nous coopérons avec l'Algérie de toutes les manières possibles parce que nous partageons le même objectif de lutte contre les terroristes et pour faire en sorte que l'Algérie et la région toute entière soient sécurisées.» Et d'ajouter : «Nous faisons usage de tout moyen approprié (pour ce faire) et continuerons à accroître et approfondir notre coopération.» Evoquant le cas libyen, Mme Sherman a appelé l'Algérie, en tant que leader dans la région, à apporter plus d'aide au gouvernement de ce pays voisin qui passe par une transition difficile. «Nous sommes où nous en sommes aujourd'hui, les choses sont ce quelle sont maintenant, nous devons apporter notre soutien à la Libye.» Quant à la question du Sahara occidental, la sous-secrétaire est formelle : «Les Etats-Unis adoptent une position neutre et invitent les deux parties à travailler avec les Nations unies et leur envoyé spécial, Christopher Ross, pour une solution crédible et durable.»  

El Watan

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Washington

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