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Turquie: Erdogan mobilise ses troupes ,les syndicats ripostent

Sûr de lui et ferme , le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a donc galvanisé ses partisans, le dimanche 16 juin à Istanbul. Des dizaines de milliers de personnes sont venues l'écouter et le soutenir  au lendemain d'un coup de force impressionnant. Samedi soir, la place Taksim et le parc Gezi qui ont été brutalement vidés de leurs occupants. « C'était mon devoir de Premier ministre », a-t-il dit. Dimanche, la météo était également du côté du Parti de la justice et du développement ( AKP ) puisque la pluie a contrecarré les plans des protestataires qui comptaient bien reprendre leur position. Mais la contestation est loin d'être terminée, car ce lundi plusieurs syndicats ont appelé à la grève générale.
Deux syndicats turcs ont appelé à la grève générale pour cette journée du lundi 17 juin, dont l'un des principaux syndicats de la fonction publique qui compte 240 000 membres, dont 40 000 à Istanbul.

Des organisations d'ingénieurs , de médecins et de dentistes ont également annoncé qu'elles allaient prendre part à cet arrêt de travail. Une manifestation est prévue dans le centre-ville pour 16 heures, ce qui permettra certainement de juger le soutien dont bénéficie ce mouvement au sein de la population, car pour l'instant, il est très difficile de faire une estimation du nombre de personnes qui vont suivre cet appel.
Une grève qui arrive au lendemain du discours d’Erdogan à Istanbul.

« Essayez de cacher ça…accuse-t-il la presse !! »

Un discours où Erdogan s'en est pris aux manifestants, mais aussi à la presse internationale coupable à ses yeux d'avoir exagéré les événements : « Allez-y, essayez de cacher ça. CNN, essayez de cacher ça. Reuters, essayez de cacher ça. Depuis des jours, vous ne diffusez que des informations mensongères. Vous avez montré une image différente de la Turquie. Vous êtes maintenant seuls face à vos mensonges ».

Déterminé, presque agressif, le Premier ministre turc n’a rien lâché. Dans ce discours, il a également affirmé que le mouvement de contestation avait été manipulé par des « terroristes ».

Après cette intervention de Recep Tayyip Erdogan, la nuit s'annonçait plutôt houleuse, mais finalement après 24 heures d'affrontements dans les rues qui jouxtent la place Taksim à Istanbul, les affrontements se sont calmés la nuit dernière. Il faut dire que l'orage qui est tombé sur la ville hier soir a fait son effet, tant du côté des forces de l'ordre que du côté des contestataires, qui ont préféré s'abriter et laisser le déluge tomber.

Seuls quelques jeunes irréductibles ont tenté de continuer ces affrontements. Les services de la voirie d'Istanbul ont profité de ce temps de répit pour démonter presque toutes les barricades que l'on pouvait voir dans les quartiers entourant la place Taksim.

Erdogan

AFP

Erdogan demande des gestes

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AFP

En quête d'influence, Erdogan entame une nouvelle tournée en Afrique

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AFP

Erdogan en Afrique pour parler du prédicateur Gülen

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syndicats

AFP

Certains barrages maintenus

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AFP

Conakry "ville morte"

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AFP

Nigeria: des syndicats font planer la menace d'une grève générale

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