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Négociations de Ouagadougou : UN NOUVEAU PROJET D’ACCORD SUR LA TABLE

Les représentants du gouvernement et ceux des groupes armés ont approuvé le principe du déploiement de l'armée nationale à Kidal, avant les élections

Un nouveau projet d’accord entre le gouvernement et les rebelles occupant Kidal a été mis au point samedi, dont les deux parties devaient discuter hier. Les parties vont recevoir « le document final ce soir (Ndlr : samedi soir) et chacun va l’analyser cette nuit, et demain tout le monde se retrouvera pour l’examiner ensemble en plénière », avait déclaré  samedi un responsable militaire international.

Il s’exprimait à l’issue d’une réunion d’experts militaires de  l'armée nationale et des groupes armés, assistés de militaires du Burkina Faso, de la force africaine au Mali (Misma), de la future mission onusienne (Minusma) et de l’opération française Serval. Les experts militaires, qui ont planché toute la journée sur les modalités du redéploiement de l’armée dans la ville de Kidal, se montraient confiants dans l’issue des discussions. « Je pense qu’on pourra parapher le texte dimanche et le signer lundi », a affirmé la source militaire internationale.

« Je crois que c’est bon », a confirmé l’un des officiers appartenant à la délégation nationale. « Bientôt le drapeau malien flottera sur Kidal. Il reste les derniers réglages à faire », avait lancé plus tôt l'ancien ministre Tiébilé Dramé, négociateur principal des autorités nationales, après une nouvelle rencontre avec les mouvements touareg sous l’égide du chef de la diplomatie burkinabè Djibrill Bassolé, accompagné de diplomates qui l’assistent au nom de la communauté internationale. « Ca a l’air d’aller », avait jugé de son côté Pierre Buyoya, le chef de la Misma.

Les discussions entre nos émissaires et la délégation conjointe du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) ont buté ces derniers jours sur les  réserves maliennes obligeant à renégocier un premier projet d’accord qui avait été accepté par les rebelles touareg. Les désaccords portaient principalement sur le calendrier et les modalités du retour de l’armée nationale à Kidal et du cantonnement et du désarmement des rebelles.

Le gouvernement a réclamé que le désarmement des rebelles soit réalisé sitôt nos soldats revenus à Kidal. Mais les négociateurs internationaux ont fait valoir que ce n’était « pas faisable techniquement » et ont proposé de commencer par un cantonnement de ces groupes armés.

Les poursuites judiciaires engagées contre des chefs rebelles par la justice malienne ont été aussi une pomme de discorde.

Par ailleurs, la solidarité sociale existe quand même. Un collaborateur de Tiébilé Dramé et deux représentants de la médiation ont accompagné samedi à Kidal, pour un rapide aller-retour à bord d’un avion militaire français, un négociateur des groupes armés qui venait de perdre sa mère.

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