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«Nous aurons nos droits bla mziya de Bouteflika !»

Les représentants des wilayas du Sud ont pris place en tête de la marche en brandissant des banderoles avec les slogans : «Travail, liberté, justice sociale». La Coordination nationale de défense des droits des chômeurs (CNDDC) a organisé sa marche, hier à Béjaïa, sans la mobilisation des grands jours mais dans la réaffirmation de la continuité du mouvement. En présence de délégués de bureau venus de plusieurs wilayas du pays, le carré des marcheurs, auquel se sont joints des militants des droits de l'homme et quelques élus des partis FFS (dont le président de l'APW) et PST, a démarré de l'esplanade de la Maison de la culture vers 10h pour marcher sur le siège de la wilaya où une dizaine de policiers gardaient l'accès. Les représentants des wilayas du Sud (Ouargla, El Oued, Ghardaïa, Laghouat, Batna...) ont pris place en tête de la marche, brandissant des banderoles qui réclament «Travail, liberté, justice sociale». Portant, sous un soleil de plomb, des banderoles qui ont «crié» aussi «Halte à l'esclavage moderne» et «Basta au travail précaire», les marcheurs ont scandé des slogans qui traduisent un profond ras-le-bol : «Syassa ou rachwa, chômage ou miziria» (politique, corruption, chômage et misère), «Y'en a marre de ce pouvoir». Les voix se sont faites plus fortes lorsqu'à fuser la revendication reprise en ch½ur : «Hasbou (jugez) Chakib Khelil et Saïd Bouteflika». «Notre mouvement n'est pas régionaliste. Il est bien national, après Aïn Beïda nous voilà aujourd'hui à Béjaïa», a déclaré Achour Sana, du bureau de la CNDDC de Béjaïa, devant le siège de la wilaya. «Nous ne sommes pas une menace pour les travailleurs, nous réclamons seulement le partage équitable des richesses du pays», a-t-il lancé. Tahar Bellabas, l'infatigable porte-parole national de la CNDDC, laisse s'exprimer son engagement infaillible. «La marche d'aujourd'hui est une réponse à ce que le régime nous a fait à Oum El Bouaghi», s'écrie-t-il. «Nous avons en commun les mêmes problèmes et nous n'avons pas d'autre solution que d'être solidaires. Nous sommes en train de construire notre front social pour récupérer notre souveraineté en tant que peuple», a-t-il ajouté. Un autre intervenant est venu de Saïda porteur d'une proposition d'un autre moyen de lutte pacifique, le «boycott scolaire», convaincu de faire ainsi triompher le mouvement. Un autre, venu de la lointaine Oued Souf, a le c½ur gros. «Walahi, (je jure) où que tu sois tu finiras par être jugé ya Chakib», répète-t-il d'une voix furieuse, devant le microphone. «Notre jeunesse est perdue et cela relève d'un problème économique. Dans notre contrée, nous n'avons rien à part les richesses qui sont dilapidées et nous sommes venus le dire à nos frères kabyles», a déclaré à El Watan Abdelali Benamar, représentant de la wilaya d'El Oued pour la CNDDC. Pour Tarik Maâmeri, porte-parole du bureau d'Alger, la marche d'hier «est un message à l'administration qui veut confiner notre mouvement dans le Sud. Nous venons d'Alger comme des camarades sont venus d'autres régions, y compris de Relizane, Oued R'hiou. Le chômage est partout dans le pays. La seule chose que l'administration a réussi à faire, c'est de répartir la misère sur les 48 wilayas». «Ceux qui nous gouvernent sont un clan de voleurs. Nous avons un problème avec l'administration et non avec la police, le DRS... alors qu'ils ne se mêlent pas de nos affaires», dénonce-t-il. «Nous continuerons le combat. Nous n'avons rien à perdre, nous sommes des morts-vivants», ajoute-t-il. Reprenant la parole, Tahar Bellabas a fini avec cette précision : «Nous demandons du travail et non un service ni à Sellal ni à Bouteflika. Nous allons recouvrer nos droits malgré les sacrifices que cela nous coûtera.»

El Watan

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