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Les dispositifs de création d’emplois ne sont pas efficaces

La politique des dispositifs de création d'emplois mise en place ces dernières années est passée au crible de la critique des experts du secteur, qui ont tenu à souligner l'échec constaté à ce niveau. La jeunesse et l'emploi» a été le thème d'une rencontre organisée, hier à Alger, par le Rassemblement Action Jeunesse (RAJ). Les animateurs du débat ont indiqué que la politique de création d'emplois en Algérie reste insuffisante et qu'elle ne répond pas aux besoins d'un démarrage réel de l'économie. Mohamed Mouloud Meziani, consultant et auteur de publications traitant de l'emploi des jeunes, a évoqué les mécanismes existants. Dans une revue qu'il a réalisée pour la fondation Friedrich Ebert, il a énuméré les dispositifs mis en place depuis la fin des années 1980 à ce jour. Selon lui, présentement, le taux de chômage en Algérie - 10% selon les données officielles - englobe «20,4% des jeunes et, dans le détail, 15 à 20% de diplômés». Il regrette l'inexistence de la microfinance, qui aurait permis de créer plusieurs entités. L'intervenant rappelle que «chaque année, 250 à 300 000 nouveaux diplômés sortent des universités algériennes. Tous ces étudiants nouvellement promus doivent être intégrés dans le circuit du travail» ; il avance que «le taux de pénétration par l'ANEM est de seulement 10%». De son côté, l'analyste financier Ferhat Aït Ali indique que «les citoyens doivent s'inscrire dans la revendication du droit au travail». Toutefois, il fait appel au pragmatisme dans la prise de décision. «Il faut pérenniser les emplois par leur propre productivité. Il ne faut pas offrir des solutions éphémères», juge-t-il. L'intervenant explique qu'«il est indispensable de mettre en place des mécanismes qui ne sont pas en extra de la logique économique.» M. Aït Ali remarque que «jusqu'à présent, les chiffres sur les montants dégagés et le nombre d'entités créées n'ont pas été rendus publics». «Quel est le taux de mortalité des entreprises naissantes ?», s'interroge-t-il à titre d'exemple. L'invité du RAJ pense que «les crédits Ansej et Angem ne sont que de la corruption politique pour gagner la paix sociale». «Des gens, dans le pouvoir, veulent utiliser la rente qui ne leur appartient pas pour s'acheter une paix à eux seuls», estime-t-il. Sur un autre point, M. Aït Ali pense que «le ministère du Travail s'est substitué à d'autres missions, alors que son rôle est de réguler le marché du travail». Comme piste de solution, l'hôte de l'association RAJ propose «le financement des diplômés à fonds perdus». «Il faut cesser d'orienter l'économie vers le port (import-import). En plus de cela, il n'est pas possible de créer de l'emploi pour l'emploi. Demain, si les revenus de l'Algérie diminuent de moitié, le maillon faible sera sacrifié. Il y aura un capitalisme sauvage.» Enfin, il préconise «des investissements dans l'immédiat dans le domaine agricole».

El Watan

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