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«Nous recevons 10 à 15 mères célibataires annuellement»

- Comment les mères célibataires atterrissent-elles au centre ?   Souvent c'est le bouche à oreille, ou alors elles sont orientées par les services de sécurité, notamment la police, qui eux-mêmes nous ramènent des cas. Nous les prenons à partir du sixième mois de grossesse, mais nous faisons parfois des exceptions selon la vulnérabilité, l'état physique, la grossesse à risques de la femme. Nous les  accompagnons jusqu'à l'accouchement. Elles bénéficient d'une prise en charge sanitaire totale, d'un suivi médical et d'une assistance juridique.  Il n'est pas évident de faire les démarches pour ces femmes sans se heurter à d'immenses difficultés liées à la bureaucratie, aux comportements rétrogrades de certains responsables de l'administration et au regard inquisiteur de la société à l'égard des mères célibataires. Nous faisons tout ce que nous pouvons, mais avec des moyens dérisoires. Nos ressources sont limitées. Nous assurons ces prestations grâce à des donateurs qui financent parfois certaines de nos activités.   - D'où viennent-elles et quel profil ont-elles ?   Nous en recevons de toutes les wilayas du pays. La plupart ont un niveau scolaire très bas et viennent de milieu précaire,  de famille éclatée où la violence s'exerce au quotidien et où la communication et l'affection n'existent pas. Elles sont à la recherche d'un refuge, en attendant d'accoucher, puis repartent chez elles. Celles qui abandonnent leur bébé sont les plus nombreuses. Elles n'ont pas le choix. Elles ne travaillent pas, n'ont pas de toit et, souvent, leurs familles ne savent pas qu'elles ont enfanté. Comment peuvent-elles assumer une telle responsabilité ? Beaucoup préfèrent confier le nouveau-né directement à une famille adoptive dans l'espoir de lui garantir une meilleure vie que dans les centres d'accueil.   - Combien avez-vous reçu de mères célibataires ?   Nous en recevons une moyenne de 10 à 15 annuellement. Mais nous avons eu des pics de 20. Je peux vous dire que depuis 2005, nous avons pris en charge et accompagné 180 mères célibataires. Chacune traîne derrière elle une histoire tragique. Elles sont toutes des victimes, autant que leurs enfants.  

El Watan

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