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Mali : nouveau projet d'accord sur la table entre Bamako et les rebelles touareg

OUAGADOUGOU (AFP) - (AFP)

La médiation burkinabè et ses partenaires internationaux doivent soumettre samedi soir un nouveau projet d'accord au pouvoir malien et aux rebelles touareg occupant Kidal, dans le nord du Mali, a annoncé le chef de la force africaine déployée dans le pays.

"Ce (samedi) soir, on va remettre aux deux parties le projet final", a déclaré à Ouagadougou devant quelques journalistes Pierre Buyoya, chef de la Misma, la mission africaine au Mali.

"Ca a l'air d'aller", a ajouté l'ancien président burundais, sans plus de précision.

Il s'exprimait à l'issue d'une nouvelle réunion entre les émissaires de Bamako et la délégation conjointe touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA).La rencontre s'est tenue sous l'égide du Burkina Faso, pays médiateur représenté par son chef de la diplomatie Djibrill Bassolé, accompagné de diplomates qui l'assistent au nom de la communauté internationale.

Lancées le 8 juin par le président burkinabè Blaise Compaoré, les négociations de Ouagadougou doivent permettre un retour de l'armée malienne à Kidal dans la perspective de l'élection présidentielle prévue le 28 juillet dans tout le Mali.

Les discussions ont buté ces derniers jours sur les exigences de Bamako, obligeant à renégocier un premier projet d'accord qui avait été accepté par les rebelles touareg.

Les désaccords ont porté principalement sur le calendrier et les modalités du retour de l'armée malienne à Kidal et du cantonnement et du désarmement des combattants touareg.

"Bientôt le drapeau malien flottera sur Kidal.Il reste les derniers réglages" à faire, a affirmé l'ancien ministre Tiébilé Dramé, négociateur principal des autorités maliennes.

Les poursuites judiciaires engagées contre des chefs rebelles par la justice malienne ont été cette semaine une autre pomme de discorde : le régime de Bamako en a refusé la suspension, réclamée par les médiateurs au nom de "la paix".

Les groupes armés touareg se sont installés fin janvier à Kidal à la faveur de l'intervention militaire française contre les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda.Les jihadistes avaient pris en 2012 le contrôle du nord du Mali, s'alliant d'abord au MNLA qui avait lancé l'offensive, avant d'évincer ce mouvement dans la région.

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