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Les Seychelles à la poursuite du requin tueur

L’archipel des Seychelles, cadre idyllique qui voit passer des dizaines de milliers de touristes chaque année. Mais en ce moment, ses eaux turquoise font plus l’enfer que le paradis des vacanciers. Un requin y a tué deux baigneurs en moins de 15 jours, rapportait le site américain The Huffington Post le 17 août 2011.

Un Britannique de 30 ans était venu passer sa lune de miel à Praslin, l’une des 115 îles des Seychelles. Il est mort le 16 août 2011 sur la plage d’Anse Lazio après qu’un requin lui a arraché un bras et déchiqueté une jambe, la poitrine et le ventre. Or, c'est au même endroit qu'un touriste français de 36 ans a été mordu par un requin le 1er août 2011, alors qu’il faisait de la plongée sous-marine.

Après ces deux attaques, le ministre de l’Environnement et de la Pêche a tenu une réunion de crise le 16 août au soir, indiquait le site réunionnais LINFO.RE. Les garde-côtes, les forces de l'ordre, ainsi que les professionnels du tourisme ont été mobilisés. La fermeture de la plupart des plages et des sites de plongée de l’île Praslin a été décidée jusqu’à la capture du requin tueur.

Cette situation est un coup dur pour le tourisme, principale source de revenus des Seychelles. Cependant, le directeur du Fonds pour la promotion du tourisme Alain Saint-Ange se veut rassurant:

«Le dernier drame du genre survenu avant celui du 1er août remontait à 1962. Cette année-là, un pêcheur avait été attaqué par un squale alors qu’il chassait la tortue. Encore une fois, nous sortons de l’ordinaire», a-t-il déclaré au site réunionnais LINFO.RE 

Ses déclarations sont corroborées par Jeanne Vargiolu, propriétaire du restaurant Le Chevalier situé sur la plage d’Anse Lazio. Elle y vit depuis 36 ans et selon elle, c’est la première fois que de telles attaques se produisent.

Les pêcheurs seychellois sont donc actuellement à la recherche du poisson, qui mesurerait 2,5 mètres. Alain Saint-Ange souligne que ce n’est «pas un requin des Seychelles» mais qu’apparemment, «[il est] migratoire». Et si le coupable était le requin volant d’Afrique du Sud?

Lu sur The Huffington Post