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Aboud accuse Saïd Bouteflika de «manœuvrer pour le faire taire»

Après l'interdiction de parution, le 20 mai dernier, pour un «dossier sur l'état de santé du chef de l'Etat», les deux titres sont interdits de publicité institutionnelle  depuis une semaine. De nouvelles pressions sur le quotidien Mon Journal et sa version arabophone Djaridati. Les deux titres continuent de subir les conséquences du «traitement de la maladie du président Bouteflika et des agissements de son frère-conseiller Saïd». Après les avoir interdits de parution, le 20 mai dernier, pour un dossier «alarmant sur l'état de santé du chef de l'Etat», les deux titres sont interdits de publicité institutionnelle - gérée par l'ANEP - depuis une semaine. Et ce n'est visiblement que le début de leurs ennuis. La direction de Mon Journal et Djaridati est sommée de payer sa dette envers l'imprimerie publique avant le 16 juin. «Nous avons reçu, jeudi dernier, un fax de la SIA nous demandant de payer notre dette qui est de 1,8 milliard de centimes. Dans le même fax, il est précisé que dans le cas contraire, les deux titres seront interdits d'impression», explique le directeur de la publication de Mon Journal et Djaridati, Hicham Aboud, contacté hier. Pour lui, cette décision est une nouvelle forme de chantage dont la finalité est «de faire taire les deux journaux». «Il y a des titres de la presse nationale qui ont des dettes de plus de 600 milliards de centimes auprès des imprimeries publiques. Mais personne ne les a inquiétés. Notre dette, en revanche, est la plus faible», explique-t-il. Qui est à l'origine d'une telle décision ? Hicham Aboud accuse nommément Saïd Bouteflika. «Cette décision n'émane ni du ministère de la Communication ni du Premier ministère et encore moins du directeur de la SIA ; elle est l'½uvre de Saïd Bouteflika. L'Algérie est gérée comme une propriété privée. C'est très malheureux de revenir aux pratiques qu'on croyait révolues», s'indigne-t-il. Hicham Aboud refuse, toutefois, de céder à la pression : «Je préfère cesser de paraître que de courber l'échine. On ne cèdera pas aux pressions. On va envoyer dès demain (aujourd'hui ndlr) un fax à la direction de la SIA pour les informer qu'il est impossible de payer cette somme avant la fin du mois. Nous sommes de bons payeurs et nous allons nous acquitter de notre dette une fois l'argent de l'ANEP versé. Nous payons à chaque fin du mois.»  

El Watan

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