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Cigarette de cannabis / REUTERS
Cigarette de cannabis / REUTERS

Incursion dans les cartels de la drogue à Douala

La capitale économique du Cameroun est une plaque tournante de la drogue en Afrique.

Cannabis et drogues dures circulent librement dans les rues de Douala, capitale économique du Cameroun, comme le souligne un reportage publié sur le site participatif des Observateurs de France 24.

Douala, avec son statut de ville portuaire, est une véritable aubaine pour les narcotrafiquants: ils peuvent glisser les stupéfiants dans les milliers de containers qui transitent chaque jour par le port. Selon les Observateurs, les autorités camerounaises effectuent régulièrement des saisies sur les côtes, mais il est difficile d’obtenir des statistiques officielles.

Ils commencent tôt

En juin 2011, la police intercepte 141,5 kilos de cocaïne stockés dans des bouteilles d’huile végétale sur un cargo dans le port de Douala, rapporte le site. En juillet 2011, 3 kilos d’héroïne sont saisis dans les bagages d’une ressortissante thaïlandaise à l’aéroport international de Douala. D’après France 24, l’année suivante, les douaniers arrêtent un trafiquant nigérian et confisquent plus de 6 kilos d’héroïne.

L’observateur a fait une plongée en immersion totale dans le milieu des dealers de Douala, en 2011. Il relate l’expérience sur son blog: d’après le journaliste, les quartiers privilégiés des dealers se situent vers le quartier du marché Congo, une zone soumise à des incendies et des sinistres récurrents, et à celui du quartier Makéa, considéré comme «la Colombie de Douala».

Des coûts dérisoires

Pour l’auteur de l’article, les dealers sont majoritairement camerounais, issus de milieux défavorisés et surtout très jeunes: ils ont entre 18 et 30 ans mais beaucoup commencent dès l’âge de 15 ans.

En 2008, le psychologue clinicien Théodore Kommegne mène une étude dans les collèges et les lycées pour comprendre l’origine de ce fléau grandissant chez les jeunes. Selon cette étude relayée par France 24, 30% des 1.200 élèves de la troisième à la terminale interrogés par le médecin affirment fumer régulièrement.

De plus, ils sont au moins 5% avoir déjà consommé des drogues médicamenteuses, avec une nette préférence pour l’héroïne (64%) et la cocaïne (57%). Cet intérêt pour les drogues dures s’explique notamment par la baisse des prix, analyse le praticien: un gramme de cocaïne ne coûte qu’entre 1.500 et 2000 francs CFA (entre 2,30 et 3 euros). La drogue circule donc allègrement dans les lycées et le commerce du cannabis prospère.

Lu sur Les Observateurs

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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