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Les iranièns votent sous l’oeil du guide

La onzième élection présidentielle iranienne a débuté le 15 juin à 8h du matin à l’heure locale. Sayyed Ali Khamenein, ayatollah et Guide suprême de la Révolution islamique, a déposé le premier bulletin dans le bureau de vote situé au palais de Niavaran.
Le nouveau président sera élu parmi les six candidats que sont Jalili, qui cumule le poste de secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale et celui de premier représentant dans des négociations avec le monde occidental sur le programme nucléaire iranien, Kalimbav, maire de Téhéran, Velayati, ancien ministre des affaires étrangères, Rouhani, ancien représentant des négociations sur le nucléaire, Rezaei, ancien commandant en chef du Pasdarans et Gharazi, ancien ministre de la Poste et des Télécommunications.

D’après les données publiées par le ministère de l’intérieur, 50.500.000 d’iraniens ont la possibilité de participer au suffrage dans environ 60.000 bureaux de vote. Le scrutin sera clôturé le même jour et le résultat sera révélé le 15 juin après le dépouillement.

Rien à voir avec la ferveur d’il y a quatre ans

Les 50 millions d’électeurs iraniens désignent le successeur de Mahmoud Ahmadinejad. Ils ont le choix entre cinq candidats conservateurs et un seul considéré comme étant modéré : Hassan Rohani. Dans la classe moyenne iranienne, ce choix contraint et cette absence de perspective de changement se traduiront pour beaucoup par l’abstention.
L’ambiance est très calme. Rien à voir avec la ferveur d’il y a quatre ans lorsqu’un espoir de changement soufflait sur le pays. La campagne s’est achevée mercredi 12 juin, dans la soirée avec les meetings de trois de six candidats à Téhéran. Les militants se sont croisés à Téhéran dans un joyeux bazar, créant des embouteillages monstres. Ambiance bon-enfant, mais pas d’enthousiasme débordant.

Ce jeudi après-midi, dans un quartier commerçant, où les classes moyennes viennent volontiers manger une glace en cette veille de week-end, les choix n’étaient pas encore bien arrêtés. Et, surtout, beaucoup confient qu’ils n’iront pas voter. Ils ne croient pas en un quelconque changement, quel que soit le candidat élu.

Le changement, c’est pas maintenant
Trois candidats se dégagent. Le conservateur Mohammad Bagher Ghalibaf, le populaire maire de Téhéran, qui a promis de régler les problèmes économiques de la population.

L’ultraconservateur Saïd Jalili, actuel négociateur sur le nucléaire iranien, qui prône la résistance face à l’occident. Et, à l’autre bout de l’échiquier, Hassan Rohani, un religieux considéré comme modéré. Il est pour négocier davantage avec les Occidentaux sur le nucléaire, afin d’alléger les sanctions économiques qui étranglent le pays.

Nous n’avons pas vraiment de sondages sur la personnalité qui arriverait en tête à l’issue de ce premier tour. Mais de toute façon, quel que soit le vainqueur, il sera placé sous l’autorité du Guide suprême, qui définit les grandes lignes de la politique en Iran.

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