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L'essentiel de la semaine

-Samedi/ Résumé de l'épisode précédent : Liamine dit non, Mouloud boude, Ali y va, Saïd rentre à Alger, Abdelaziz introuvable autant que Tayeb, celui du discret Conseil constitutionnel et Nespresso s'installe à Sidi Yahia, là où Saïd a été aperçu en train de prendre son café. Pendant ce temps, hors antenne, des jeunes organisent un sit-in au 1er Mai par solidarité avec les cancéreux qui n'auront jamais droit au Val-de- Grâce. -Dimanche/ A la télé, ce soir les aveux de l'ancien wali d'Oran, Bachir Frik, dans El Bilad : oui, j'ai fraudé en 1997 au profit du RND. Rien que ça, aucune autorité ne réagit (en reste-t-il d'ailleurs ?) alors que l'Etat semble entrer en clandestinité puisque des décrets présidentiels seraient signés par le frère conseiller. Heureusement que les Verts gagnent face au Bénin, une victoire passée presque inaperçue, vu l'ambiance délétère généralisée. -Lundi/ Chut ! Sellal nous demande de la fermer, de ne plus parler de la maladie du Président. Ce n'est malheureusement pas une de ses blagues. La blague c'est qu'il l'a dit lors d'un colloque sur «La communication institutionnelle». La quoi ? Pendant ce temps-là, Laksaci nous explique que c'est la cata côté équilibres financiers. Heureusement que le MAE nous rassure : «Le Président continue à donner des directives.» Ouf, sauvés ! -Mardi/ Film d'action : sur l'asphalte noir d'un aérodrome français, atterrit l'avion présidentiel avec à son bord un Premier ministre et un chef d'état-major, tous deux l'air renfrogné et en lunettes de soleil malgré la grisaille. Mission : aller rendre visite au Président alité aux Invalides. Les images suivront, nous promet-on. Opération délicate alors que le récent bulletin de santé parle d'une «réparation fonctionnelle» (de quoi ?). Dans tous les cas de figure, le «Département» niera-t-il avoir eu connaissance de leurs agissements ? -Mercredi/ La République se joue en film muet : images longtemps travaillées au final cut, sans son, d'une réunion souveraine dans une caserne française avec un général grimé en civil, un Premier ministre sans portefeuille et un Président en silencieuse convalescence. Pendant ce temps, on apprend qu'on nous a parlé d'un AIT au lieu d'un AVC et qu'ils ont déboursé 5 milliards de dollars pour maintenir la paix sociale. Un feuilleton indien ! -Jeudi/ Spot publicitaire : l'ANP jure de ne pas interférer dans la politique et les 2 minutes 56 secondes de la sainte apparition n'a pas trop convaincue. Il ne se déplace pas, ne bouge pas trop le côté gauche et surtout ne parle pas. Le cadrage a été soigneusement choisi,  la séquence remasteurisée à Alger par les officines d'un Hollywood clandestin tenu par les derniers nababs d'El Mouradia. Personne ne sort rassuré de la salle de projection nationale. The end ?  

El Watan

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