mis à jour le

Coupe du monde, Mali-Bénin : ON ATTEND UN SURSAUT D’ORGUEIL DES AIGLES

Au match aller à Cotonou, Seydou Keïta (en jaune)
et les aigles avaient plié 1-0 devant les écureuils

La sélection nationale doit gagner pour récupérer les points perdus à l'aller face à des Ecureuils qui jouent leur survie. Un nul ou une défaite, et les Béninois diront adieu au Mondial quels que soient les résultats de la dernière journée des éliminatoires

Jusqu'en juin 2012 le Bénin faisait partie des pays qui, depuis les indépendances, n'avait jamais réussi à battre le Mali en compétitions officielles. Les Béninois étaient si choqués par les multiples échecs subis par leur football contre le nôtre qu'à chaque confrontation entre les deux nations, ils se faisaient un devoir de le rappeler. Et quand le 3 juin 2012 au stade de l'Amitié de Cotonou les Ecureuils (surnom de la sélection béninoise) ont mis fin à la mauvaise série en dominant 1-0 les Aigles lors de la première journée des éliminatoires de cette Coupe du monde, c'est toute la nation béninoise qui a jubilé et lancé un grand ouf de soulagement. La presse locale passera plusieurs jours à parler de cette victoire historique des Ecureuils, version Manuel Amoros et au cours d'un micro-trottoir un supporter béninois dira ceci : «le Bénin a mis plus de 50 ans pour battre le Mali. Le Mali aussi fera plus de 50 ans avant de battre le Bénin». Si ces propos ne viennent que de la bouche d'un simple supporter, force est d'admettre qu'ils résument parfaitement le sentiment général des Béninois après tant d'années d'échecs et de désillusions contre notre football. Dès lors les retrouvailles entre Maliens et Béninois, dimanche au stade du 26 Mars n'auront rien de commun avec les précédentes confrontations, ni pour les Aigles, ni pour les Ecureuils. D'un côté, le capitaine Seydou Keïta et ses coéquipiers sont blessés dans leur orgueil et ont à c½ur de prendre leur revanche et de l'autre, les Béninois veulent prouver que leur succès de la manche aller n'était pas un incident de parcours. Mais l'enjeu de cette rencontre est encore plus important pour les deux sélections. Pour garder le contact avec le leader du groupe, l'Algérie (9 points) et préserver intactes leurs chances dans la course à la qualification, les Aigles (7 points) sont condamnés à gagner et n'ont pas droit au faux pas. Toutefois, le sort de la sélection nationale peut ne pas se jouer lors de cette confrontation si d'aventure, l'Algérie trébuchait ou perdait contre le Rwanda. Pour les Ecureuils en revanche, la victoire est impérative et tout autre résultat est synonyme d'élimination pour les Béninois qui affichent 4 unités au compteur. Contrairement au Rwanda dont l'objectif était d'obtenir au moins le partage des points la semaine dernière au stade du 26 Mars, le Bénin viendra au Mali avec un seul objectif : empocher les trois points de la victoire. Un nul ou une défaite, et les Ecureuils diront adieu à Brésil 2014 et ce, quels que soient les résultats de la dernière journée des éliminatoires.

LES ECUREUILS, ça passe ou ça casse- La prise de risque est donc obligatoire pour la sélection béninoise et cela peut changer beaucoup de choses dans cette rencontre, surtout pour les Aigles qui n'auront pas à dépenser beaucoup d'énergie pour aller chercher leurs adversaires comme cela avait été le cas contre les Amavubis du Rwanda. Pour autant, la partie ne s'annonce pas facile pour le capitaine Seydou Keïta et ses coéquipiers qui devront impérativement hausser le niveau de leur jeu pour espérer battre un adversaire sans doute mieux armé et plus expérimenté que le Rwanda. Certes, les Ecureuils viendront à Bamako sans leur entraîneur, Manuel Amoros qui a jeté l'éponge après l'humiliation subie la semaine dernière à domicile face à l'Algérie (1-3). Mais l'absence de l'ancien international français ne devrait pas trop handicaper le capitaine Stéphane Sessegnon et ses coéquipiers et UNEJPGil faut s'attendre à voir ces derniers à jouer leurs chances à fond. En tout cas les Ecureuils n'ont pas le choix : ils doivent obligatoirement gagner contre les Aigles ou dire adieu au Mondial. Même si leur sort n'est pas forcément lié au match de dimanche comme déjà évoqué plus haut, les Aigles auront également une grosse pression sur les épaules à l'occasion de cette avant dernière journée du deuxième tour des éliminatoires. Non seulement le public attend une victoire des joueurs du coach Amadou Pathé Diallo, mais les supporters veulent que le capitaine Seydou Keïta et ses coéquipiers y mettent également la manière en produisant un jeu digne de leur rang de troisièmes d'Afrique et de 23è sélection mondiale derrière...le Brésil. La manière est d'autant plus importante qu'une victoire par un score large ne peut que renforcer la confiance du groupe dans la perspective de la dernière journée contre l'Algérie. Contre le Rwanda la semaine dernière, il y a eu beaucoup de déchets dans le jeu des Aigles, mais c'est surtout le manque de réalisme en attaque qui a coûté deux points précieux à notre pays. Toute cette semaine, les nombreuses occasions ratées par la sélection nationale face aux Amavubis ont été le sujet principal de discussion des supporters qui continuent également à s'interroger sur les raisons de l'absence du buteur de Bordeaux, Cheick Tidiane Diabaté. Le nom de l'attaquant des Aigles figurait sur la liste des 23 joueurs convoqués par Amadou Pathé Diallo, mais ce dernier ne s'est pas présenté à Kabala et n'a donné aucun signe de vie jusqu'au jour du match. Selon nos informations, Cheick Tidiane Diabaté a rejoint le groupe cette semaine à Kabala, mais l'incertitude plane encore sur sa participation au match de dimanche contre les Ecureuils. Les mêmes sources précisent que certains joueurs se sont fermement opposés à la réintégration du joueur de Bordeaux et l'ont clairement signifié au coach Amadou Pathé Diallo. Vrai ou faux, en tout cas jusqu'à hier dans l'après-midi, on n'avait aucune information précise sur la présence de Cheick Tidiane Diabaté à Kabala, le fief des Aigles. Mais le manque d'efficacité en attaque n'est pas le seul problème que devra résoudre le sélectionneur national, Amadou Pathé Diallo. Contre le Rwanda, le dispositif tactique mis en place par le technicien (un 4-2-3-1) n'a pas non plus donné les résultats escomptés et il va falloir faire quelques réaménagements pour permettre à l'équipe d'avoir la maîtrise du ballon et de varier son jeu. La victoire étant obligatoire pour être sûr de garder notre position par rapport à l'Algérie, Pathé Diallo serait avisé de confier la manette au capitaine Seydou Keïta et de renforcer sa ligne d'attaque avec au moins un joueur qui épaulera Mamadou Samassa. Avec ou sans Cheick Tidiane Diabaté, la ligne d'attaque ne doit pas être montée autour d'un seul joueur pour la simple raison que la sélection nationale a besoin de buts pour soigner son goal average et que des solutions existent sur le banc notamment avec Cheick Fantamady Diarra et Mana Dembélé. Mais c'est au sélectionneur national, Amadou Pathé Diallo que revient le dernier mot.

S. B. TOUNKARA

Dimanche 16 juin au stade du 26 Mars 18h : Mali-Bénin

 

***************

 

UNASAM : VIVEMENT DIMANCHE !

Le match nul concédé par les Aigles face au Rwanda (1-1) n'a nullement entamé le moral de l'Union nationale des Associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM). Au contraire, les hommes du président Souleymane Diabaté sont convaincus que cette contreperformance de la sélection nationale n'est qu'un simple incident de parcours et que les Aigles vont se racheter dès dimanche pour ensuite aller chercher leur qualification en Algérie lors de la dernière journée des éliminatoires. Ainsi, dès le lendemain du match contre les Amawubis rwandais, c'est-à-dire lundi, l'UNASAM a commencé à préparer la réception des Ecureuils du Bénin. Des supporters sont venus des quatre coins du pays (Kayes, Mopti, Yanfolila, Goundam, Macina, Niono pour ne citer que ces localités) pour prêter main forte aux inconditionnels de la capitale et tout le monde se dit convaincu que les Aigles répondront présents dimanche au stade du 26 Mars. «Pour nous, rien n'est encore perdu. Il reste encore deux matches et nous sommes convaincus que le Mali va gagner ces deux matches», affirme le président de l'UNASAM, Souleymane Diabaté. Il ne faut pas que le public se décourage, le nul contre le Rwanda n'est qu'un simple incident de parcours qu'il faut oublier, plaide-t-il. «Dimanche, annonce le premier responsable des supporters, nous serons encore plus nombreux et nous invitons tous les Maliens à se mobiliser pour pousser les Aigles vers la victoire». Souleymane Diabaté promet que tous les membres de l'UNASAM arboreront le maillot de la sélection nationale et demande à l'ensemble des supporters de tout mettre en ½uvre pour s'habiller aux couleurs nationales. Le premier responsable de l'UNASAM souhaite même que les supporters portent leur maillot dès samedi, soit 24h avant le match. «Notre souhait est de voir le maillot des Aigles partout, en ville, dans les rues, les familles, les grins, même pour les supporters qui ne viendront pas au stade», lance Souleymane Diabaté, avant de souligner le rôle de l'UNASAM dans la mobilisation du public. L'UNASAM, dit-il, ne se contente pas de soutenir les sélections nationales, elle doit aussi sensibiliser les supporters lors des grands événements sportifs comme le match de dimanche contre le Bénin. Contre le Rwanda, se réjouit le premier responsable des supporters, l'UNASAM a pleinement joué son rôle de 12è homme de l'équipe. «Pour la première fois, nous avons vu les supporters ovationner les Aigles, alors que ceux-ci venaient de prendre un but. Je pense que ce comportement du public a fait chaud au c½ur des joueurs et aidé l'équipe à surmonter ce moment très critique de la partie», conclura Souleymane Diabaté. Le vice-président de l'union, Cheickna Demba abonde dans le même sens et insiste sur la nécessité pour les supporters d'oublier le match de la semaine dernière et de rester mobilisés derrière les Aigles. «Ils (les Aigles, ndlr) ont besoin du soutien de tous les Maliens et nous demandons l'union sacrée autour de l'équipe. L'UNASAM fait confiance à l'équipe et invite tous les supporters à venir dimanche au stade du 26 Mars», renchérira Cheickna Demba. Le vice-président de l'union ajoutera que l'octroi d'un siège aux supporters par les plus hautes autorités du pays et la promesse du patron du groupe AIRNESS, Malamine Koné d'équiper le futur Quartier général des inconditionnels ont dopé le moral de la troupe. «Nous serons plus nombreux dimanche et nous ferons tout pour que le match se déroule dans les meilleures conditions possibles et que les joueurs se sentent à l'aise sur la pelouse», ajoutera Cheickna Demba. Vivement dimanche !

S. B. T.

L'essor

Ses derniers articles: Mopti : Transport de viande, un casse-tête sanitaire  Promotion de la femme : RACHELLE DJANGONE MIAN S’EN VA  Sécurité alimentaire : DES CEREALES A 

Aigles

Steven LAVON

Tournoi UEMOA / Groupe A: Une place en finale entre Etalons, Aigles et Eléphants

Tournoi UEMOA / Groupe A: Une place en finale entre Etalons, Aigles et Eléphants

Steven LAVON

Foot Mali: On cherche un sélectionneur pour les Aigles

Foot Mali: On cherche un sélectionneur pour les Aigles

Steven LAVON

Tunisie 0 Cameroun 0: les regrets du sélectionneur des Aigles de Carthage !

Tunisie 0 Cameroun 0: les regrets du sélectionneur des Aigles de Carthage !