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Alger, cité interdite mais plus pour longtemps?

L’Etat d’urgence,  instauré en Algérie en 1992 lorsque la barbarie terroriste commençait à exploser au grand jour dans le pays, a longtemps été l’argument avancé par le régime pour interdire les rassemblements dans l’espace public. Plus de deux ans après sa levée, l’interdiction persiste. On évoque à présent une restriction qui se limite à la seule ville d’Alger pour interdire les marches pacifiques.  Et pourtant, dans les quatre coins du pays, les rassemblements, quels qu’ils soient, sont forcément interdits. Même sévèrement réprimés.  Indignation. 

Le 14 juin 2001, après avoir tiré, pendant des semaines, sur des jeunes qui manifestaient pacifiquement, le pouvoir mettait en ½uvre une pratique devenue un marqueur essentiel de son caractère despotique. Les manifestations étaient interdites à Alger et les baltaguias ainsi que des islamistes, sous les ordres d'un officier de police qui agissait avec le soutien de la télévision, entraient en action pour protéger le système.

Un appel lancé sur Facebook.


Tous les mouvements de protestation qui se sont développés ces dernières années se voient depuis systématiquement interdire les rues de la capitale. En agissant ainsi le pouvoir ne veut pas seulement barrer la route aux manifestants mais veut entraver la marche du peuple algérien vers la 2ème République démocratique et sociale.

Témoignages et analyses autour de ces questions sont au programme d’une rencontre qui aura lieu Vendredi 14 juin 2013 à 10h au siège national du MDS sis 67 boulevard Krim Belkacem à Alger.

Ce rendez-vous se veut un premier moment de concertation afin d'organiser la protestation commune de toutes les forces victimes de cette Hogra (Injustice) du pouvoir, précisent encore les organisateurs.

Pour ceux qui veulent se réapproprier l’espace public.

Fella Bouredji

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