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Je partage la chanson de Wild el-15

Selma Mabrouk ,élue à l’assemblée nationale constituante , groupe Al-Massar ,  écrit ce soir sur son profil Facbook après la condamnation de l’artiste rappeur tunisien « wild el-15 » le texte suivant , suivi de la chanson pour laquelle l’artiste va croupir deux ans en prison 

Je partage la chanson du rappeur inculpé aujourd’hui de deux ans d’emprisonnement ferme en connaissance de cause. Les mots peuvent être considérés comme violents, certes, les gestes peuvent choquer. Et tout l’enjeu de la liberté d’expression est là.

Dans l’évaluation des limites à mettre au niveau des lois sur une création intellectuelle, littéraire, cinématographique ou dans toute forme artistique. Wild 15 raconte une descente aux enfers qui sent le vécu. Un vécu que malheureusement connaissent beaucoup de jeunes, de ceux qui n’ont pas la chance d’avoir « des protecteurs » et qui se sont retrouvés, un jour, à la merci de cette machine effroyable qu’a été « la police » avant la révolution et qu’il est impératif de réhabiliter en police républicaine pour le bien de tous.

C’est le système qu’attaque ce jeune rappeur. Sa seule « arme » ce sont ses mots. Et c’est grave que pour ces mots là, il écope d’une peine de prison ferme, même avec les lois à disposition datant de l’ancien régime ( le décret 115 n’ayant bien sûr pas été utilisé à priori ) .

C’est grave indépendamment du faite que d’autres responsables de violences physiques bien réelles récoltent des peines bien plus clémentes, bien que cette distorsion de la justice pose évidement la question de la neutralité de certains juges.

Le 14 septembre, lors de l’attaque de l’ambassade des USA, le bilan des violences était de 4 morts parmi les manifestants et d’une trentaine de blessés graves dont plusieurs policiers. De source sûre, je sais qu’il y a eu au moins 3 policiers gravement atteints dont un suite à une tentative d’égorgement. Les 20 personnes arrêtées ont été relâchées suite à un verdict de deux de prison avec sursis.

L’appel à la haine et au meurtre bénéficient aussi d’une clémence déroutante. L’imam de Zarzis qui a appelé à tuer Chokri Belaid en juin 2012, Houcine Laâbidi Imam de la Zitouna qui a appelé à la mort des artistes, l’huissier notaire qui a été haranguer les fidèles d’une mosquée de la Marsa , et qui a été à l’origine d’une semaine sanglante lors de l’exposition d’El Abdelya. Tout ce beau monde échappe à priori aux chefs d’accusations « de complot visant à commettre des actes violents » ou autres « incitations à la violence ».

Il est clair que la liberté d’expression, qui englobe toutes une gammes de moyens, la peinture, la littérature, le cinéma, le théâtre, le chant, la danse mais aussi le discours politique, la presse écrite ou audio visuelle et même ce qui est permit de dire en public pour une personne « lamda », n’est pas la bienvenue depuis l’avènement au pouvoir de cette « majorité » qui n’en est pas une.

La constitution ne réchappe malheureusement pas à la règle et l’article sur la liberté d’expression paru sur le dernier projet taillé sur mesure sur Ennahdha est une « mise à mort » de tout espoir de la parole libre. No Passaran. Wild el-15 a fait confiance à la justice en se rendant de son propre gré. J’espère que la justice saura être à la hauteur des espoirs de ce jeune homme et qu’elle l’acquittera en appel.

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