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Morale d'une négociation : Il est plus facile de faire la guerre que la paix

Comme annoncé il ya quelques semaines, les négociateurs maliens ont refait le voyage de Ouagadougou. Objectif, tenter de trouver un terrain d'entente qui ouvrirait la voie à l'élection présidentielle de juillet 2013.

Cette présidentielle, si elle venait effectivement à être organisée à la date prévue, sera sans aucun doute et de mémoire de journaliste, l'une, sinon la plus rapide jamais vue dans l'histoire politique du continent.

Ce qui, dans le contexte électoral africain, ne garantie pas forcément qu'elle sera d'une qualité irréprochable.

Mais enfin ! Certains parmi les ''amis'' du Mali semblent avoir fait leur choix : une élection imparfaite et tirée par les cheveux plutôt que pas d'élection du tout !

Difficiles négociations

Cette pression sur les acteurs politiques pour le respect d'un agenda électoral imposé de l'extérieur, justifie bien toutes ces allées et venues incessantes entre Ouagadougou et Bamako.

Elle vaut bien ce pied de grue fait par la presse nationale et internationale, pour tenter d'apercevoir les indices d'une petite fumée blanche au dessus de la Présidence du Faso.

Le Chef de l'Etat burkinabè lui, ne baisse pas les bras. Il est convaincu qu'une sortie de crise passe par une approche négociée entre les parties. Lui qui a semblé un peu marginalisé par les vicissitudes de la géopolitique, s'est à l'évidence relancé dans l'affaire.

Respect de la parole donnée

Reste que ces négociations n'ont rien d'une partie de plaisir. Mieux encore, plus dure sera la suite des événements pour le respect d'un éventuel accord.

En effet combien de processus de paix de par le monde ont été ajournés après signature de documents entre belligérants, sous les yeux de la communauté internationale ? Le cas le plus illustratif c'est celui de la Centrafrique.

Les maliens ne sont donc encore tirés d'affaire. Car le plus dur n'a même pas encore commencé : la reconstruction des c½urs et des esprits.

Naïveté et amateurisme

Il nous revient encore à l'esprit ces images de personnalités maliennes qui, aux premières heures des discussions à Ouagadougou, parlaient de ''quelques heures'' pour résoudre la crise dans leur pays. Plus d'une année après, ils sont toujours entrain de palabrer.

Pourtant ce ne sont pas les exemples de conflits en Afrique et autour de la planète qui manquaient pour faire comprendre aux uns et autres qu'on peut déclencher une guerre pour mille et une raisons. Tout le contraire du retour à la paix qui lui, prend du temps. Parfois beaucoup de temps !

Avis donc aux aventuriers et aux politiciens amateurs qui pullulent : à vouloir jouer avec le feu, on fini par se brûler les doigts.

Juvénal Somé

Le Faso

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