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Leïla Trabelsi voulait reconquérir la Tunisie depuis la Libye

Habib Missaoui, le correspondant de la radio tunisienne Mosaïque FM présent sur les frontières tuniso-libyennes, a recueilli les témoignages de plusieurs militaires hauts gradés libyens.

Parmi les révélations qui lui ont été faites, celle que Leïla Trabelsi, la femme de l’ex-président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali, fomentait un plan de reconquête du territoire tunisien depuis la Libye

Selon cette source, Leïla Trabelsi se trouvait à Tripoli les 9, 10 et 11 février 2011, quelques jours après la révolution tunisienne et avant les premières manifestations libyennes. Après avoir quittée la Tunisie en février, elle serait revenue à Dubaï avec son fils Mohammed pour ensuite monter dans un avion privé envoyé de Libye.

Avec l’aide du colonel Kadhafi, cette dernière préparait, par la force, la reprise du pouvoir de son époux Ben Ali en fuite en Arabie saoudite, à Jeddah, dont le procès par contumace vient de débuter en Tunisie.

Par ailleurs, le site Tunisie Numérique rapporte que cet accord entre Leïla Trabelsi et Mouammar Kadhafi prévoyait que 30.000 miliciens envahissent le territoire tunisien par le Sud et imposent par les armes le retour du clan Ben Ali à la tête de la Tunisie.

Les petites villes de Sidi Bouzid, Gafsa ou encore Kasserine, considérées comme les symboles de la révolution et l’origine des contestations, étaient principalement visées par ces groupes de mercenaires armés venus de Libye.

Le plan de l’épouse de l’ex-dictateur tunisien allait jusqu’à prévoir de faire ensuite de ces soldats originaires du Darfour, du Mali et du Tchad une garde personnelle au service du couple présidentiel et des membres de leur famille.  

Les militaires à l’origine de ces révélations devaient assurer la sécurité de Leïla Trabelsi pour son retour vers Tunis. La rébellion du peuple libyen, vers la mi-février 2011, l'aura surprise, déjouant par conséquent son plan de reconquête du territoire.

Tunisie Focus rappelle que le Premier ministre du gouvernement provisoire tunisien, Béji Caïd Essebsi, avait prévenu à la même période que la Libye représentait un grand danger pour la Tunisie.

Lu sur Mosaïque FM, Tunisie numérique, Tunisie Focus