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Le «wait and see» de la presse étrangère

La presse étrangère reste très prudente vis-à-vis des propos rassurants tenus par les responsables algériens au sujet de la maladie du président Bouteflika, se contentant, pour la plupart des titres français, de reprendre, in extenso, la dépêche de l'agence officielle, AFP. La chaîne hertzienne Europe 1 a néanmoins donné la parole à l'historien Benjamin Stora, qui estime que l'Algérie est devenue la salle d'attente d'un président Bouteflika hospitalisé en France depuis six semaines. Le plan de communication des responsables algériens répond, d'après lui, à une série de protestations, de critiques, de dessins satiriques... «Cette absence prolongée d'un chef d'Etat en exercice qui dirige son pays depuis l'étranger, dans un pays où la fibre nationaliste est très forte, très vive, ne manque pas de poser des questions», commente Stora, soulignant qu'il s'agit bien d'une vacance de pouvoir. «Quand Erdogan est allé à Alger, dit-il, il n'a pas pu être accueilli par Bouteflika. Pourtant, c'était considéré comme une sorte de seuil : le Président devait faire sa réapparition, il ne l'a pas fait. Pour un nombre de plus en plus important d'Algériens, cela s'apparente à une vacance du pouvoir.»  Il qualifie l'appel de Mohamed Mechati, pour que l'armée agisse face au vide politique, de situation inédite. «Ce n'est pas un appel au coup d'Etat, explique-t-il. En Algérie, on fonctionne par une sorte de consensus politique entre différents clans, sur les plans politiques, économiques, militaires... Il y a cette recherche de consensus.» Pour lui, les mesures d'empêchement ont été bloquées, car tout le monde pense à 2005 : Bouteflika avait fait sa réapparition tout à coup après une très longue absence. «Là, commente-t-il, plus les jours passent, moins on y croit.» Dans un article du journal Le Monde intitulé «L'absence prolongée de M. Bouteflika nourrit les incertitudes en Algérie», il est souligné que l'absence de Bouteflika sur la scène politique de son pays relance le débat sur l'avenir. «Cela se mesure, peut-on lire dans le journal, à de discrets appels dans les rédactions parisiennes de chefs d'entreprise et de responsables politiques algériens pour tenter de s'informer sur l'état de santé du chef de l'Etat hospitalisé à Paris depuis le 27 avril dernier à la suite d'un AVC mineur, selon les autorités algériennes.» Pour l'auteur de l'article, la visite annoncée sous peu du président chinois, dans la presse algérienne, pourrait constituer un test.  

El Watan

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