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En visite au Gabon, Nicolas Hulot défend la cause des éléphants

Nicolas Hulot a entamé mardi une tournée d'Afrique centrale comme "envoyé spécial du président François Hollande pour la protection de la planète", consacrée notamment au sort des éléphants de forêt, menacés de disparition.

Après une première étape à Libreville, au Gabon, où il a été reçu mardi par le président gabonais Ali Bongo Ondimba, l'écologiste se rendra au Cameroun, au Congo, puis en République démocratique du Congo.

"Un sujet qu'il m'a semblé important de faire remonter en surface (...), c'est le sujet des éléphants (...). En France et en Europe, pour l'instant la plupart des gens se contrefichent de savoir ce que les éléphants vont devenir", a déclaré M. Hulot lors d'un point presse à la résidence de l'ambassadeur de France.

Il a souligné que "les éléphants de forêt, depuis une dizaine d'années, subissent un déclin extrêmement préoccupant".

Au Gabon, qui accueille plus de la moitié des éléphants de forêt d'Afrique, environ 20.000 pachydermes ont été tués en 10 ans, d'après l'Agence nationale des parcs nationaux (ANPN).

"Le braconnage a changé d'échelle, on est arrivé maintenant à un niveau de criminalité organisée (...) avec des moyens pratiquement de guerre, a-t-il ajouté. Pour l'ancien animateur d'"Ushuaïa", les pachydermes du bassin du Congo font partie du "patrimoine commun à l'humanité", et leur sauvegarde "n'est pas une cause que l'on peut abandonner aux pays détenteurs de ces espèces menacées".

"Peut-être que l'Europe peut aider à renforcer les moyens qui sont alloués à Interpol pour surveiller les trafics qui se font sur l'ivoire", a-t-il suggéré, précisant que la communauté internationale pouvait se mobiliser à travers des "moyens économiques", mais aussi des "moyens d'assistance et de formation".

Par ailleurs, M. Hulot a évoqué son rôle de porte-parole dans la lutte contre le réchauffement avant l'organisation en 2015 de la grande conférence de l'ONU sur le climat, qui doit déboucher sur l'un des accords les plus ambitieux jamais signés, et pour laquelle la France s'est portée candidate.

La France "a décidé d'accueillir la conférence climat en 2015 à Paris (...) ça va être un moment important (...) les enjeux écologiques ne sont pas une option, ils sont une condition à la démocratie, à la pérennité de nos économies", a-t-il affirmé.

"Ce sont des sujets qu'on ne peut aborder que collectivement. Ce qui fait défait aujourd'hui à la communauté internationale (...) c'est une volonté coordonnée, on est encore trop dans une approche régionale, nationale", a assuré l'écologiste.

AFP

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