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Négociations de Ouagadougou : LES GRANDS TRAITS DE L’ACCORD A VENIR

Un accord doit incessamment être signé à Ouagadougou dans le cadre des négociations qui se déroulent entre le gouvernement et les bandes armées occupant Kidal. Ce projet d'accord est intervenu après 72 heures de pourparlers sous l'égide du président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur désigné par CEDEAO.

Lundi en fin d'après-midi, le conseiller spécial pour le nord, Tiébilé Dramé a regagné Bamako pour s'entretenir du projet d'accord avec le président Dioncounda Traoré et le Premier ministre Diango Cissoko. Les émissaires des rebelles devaient également retourner à leur base pour discuter du contenu de l'accord dont la signature était prévue hier. Les deux groupes avaient été reçus auparavant par le médiateur de la CEDEAO.

Que renferme cet accord ? Pour le moment, seuls quelques passages ont été rendus publics par le chef de la diplomatie burkinabè, Djibril Bassolé. Il s'agit de la cessation des hostilités, des modalités de redéploiement de l'armée malienne suivie de l'administration civile, du cantonnement des groupes armés sous la supervision des forces armées françaises et africaines, de la création d'une commission mixte de sécurité. Après la signature de cet accord, on en saura plus sur les modalités et le calendrier du redéploiement de l'armée malienne et sur le désarmement et le cantonnement des groupes armés quelque part dans la région de Kidal.

Optimiste, Djibril Bassolé croit en la tenue de l’élection présidentielle sur l’ensemble du territoire malien, y compris à Kidal, en raison de la convergence des points vue des différents protagonistes. Soulignant l’implication de la communauté internationale à ces négociations, Djibril Bassolé a laissé entendre que des dispositions sont en train d’être prises pour que politiquement et militairement il y ait un encadrement et un accompagnement des mesures qui ont été adoptées.

Au moment où nous mettions sous presse, les bandes armées occupant Kidal se disaient prêtes à signer « sans problème » le projet d’accord avec le gouvernement proposé par la médiation burkinabè, a indiqué une source au sein de leur délégation. « Nous ne constituerons pas un obstacle au processus », a affirmé cette source. « Le moment venu, on va signer sans problème », a-t-elle ajouté.

De son côté, une source gouvernementale a indiqué que Bamako souhaitait que « quelques amendements » soient apportés au projet d’accord pour être en mesure de le signer aujourd'hui.

A. DIARRA

L'essor

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