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Economie: la microfinance dans l’espace Uemoa : La BCEAO S’IMPLIQUE

Dans notre pays, le secteur de la microfinance nationale regroupe 125 services financiers décentralisés

Elle va adapter le cadre légal et réglementaire de la finance décentralisée, aux mutations en cours dans le secteur

Les institutions de microfinance connaissent un développement important dans la plupart des pays de la sous région. Notre pays comme dans la plupart des pays de l'espace Uemoa s'est engagé depuis deux décennies à donner une réponse efficace à l'inclusion financière adaptée aux besoins des populations marginalisées. Ce travail concerne les femmes et les jeunes à travers la mise en place de systèmes financiers décentralisés. Ce développement a été engagé pour lutter contre la pauvreté en fournissant aux populations qui n'ont pas accès aux banques classiques des services financiers durables, capables de soutenir leurs activités économiques et le processus d'accumulation. Le développement de la microfinance s'est accéléré à cause de la faillite des banques de développement et le désintérêt des banques classiques pour le secteur rural. Ainsi, la microfinance est devenue une alternative forte pour le financement du monde des couches défavorisées dans les zones rurales. L'émergence de ce secteur correspondait à un changement conceptuel dans l'approche du financement des personnes défavorisées mais soucieux d'entreprendre ou de développer des activités économiques viables. Il s'agissait pour les institutions de microfinance d'injecter du crédit dans les économies rurales pour initier un cycle d'augmentation des revenus permettant l'investissement. La pression au recouvrement était faible, l'emprunteur peu responsabilisé, et les services d'épargne étaient peu développés. L'atteinte de ces objectifs a permis aux institutions de construire un marché financier local qui permet un accès durable aux services financiers, en mettant en relation les agents disposant de ressources monétaires (les épargnants) avec ceux qui en ont besoin (les emprunteurs). L'objectif était de promouvoir des activités économiques diversifiées et de donner à des catégories de populations vulnérables mais à fort potentiel (les femmes, les jeunes) les moyens de développer des activités rémunératrices leur permettant d'accumuler des fonds. taux d'usure à 27%. Concrètement, ce changement conceptuel a conduit à porter les efforts de développement sur la création d'institutions de financement autonomes et durables, et à responsabiliser l'utilisateur des services financiers en lui laissant le choix de l'objet de financement, à charge pour lui de rembourser le crédit et de le payer à un coût permettant la pérennisation du service financier. La microfinance devient un outil de promotion de l'initiative privée. Progressivement, la microfinance est devenue un moyen indéniable dans la lutte contre la pauvreté par la promotion de l'initiative privée. Cependant, malgré son développement et sa forte proximité avec les personnes vulnérables particulièrement le monde rural, on observe que la microfinance n'apporte qu'une réponse très partielle aux besoins du financement des populations. Le taux d'intérêt général (allant de 27% à 40% selon les institutions) reste une contrainte majeure de l'accès au crédits des populations cibles. Par conséquent, le secteur de la microfinance s'inscrit aujourd'hui dans un environnement macroéconomique et social très ambigu, lié aux réalités sociales et à l'évolution du contexte économique. Le directeur de la microfinance et des systèmes financiers décentralisés de la Bceao, Chalouho Coulibaly, reconnaît que ce taux d' intérêt réellement pratiqué par les SFD reste élevé et constitue une contrainte majeure à leur croissance. Au niveau de l'espace Uemoa, la réglementation fixe le taux d'usure à 27%. Cependant dans la situation actuelle de nos pays, beaucoup de SFD indiquent que si le taux d'intérêt est inférieur à 36,6%, ils feraient faillite. Mais la banque centrale a aussi agi a ce niveau en baissant son taux directeur de 25 points de base, afin de consolider la détente des taux d'intérêt des banques et d'améliorer les conditions de financement de la croissance au sein de l'union. Le taux d'intérêt minimum de soumission aux opérations d'appels d'offres d'injection de liquidités est ramené de 3% à 2,75% permettra aux SFD de se fournir à prêt des banques à taux faibles aussi. Quand la banque centrale baisse ses taux directeurs, c'est un signal fort en direction de l'ensemble des établissements de crédit d'avoir à revoir leurs taux débiteurs », a indiqué le spécialiste. Selon Chalouho Coulibaly, la Bceao, intervient dans le secteur principalement à travers l'appui à la formation des acteurs du secteur, l'appui technique et financier au service de suivi et de contrôle des institutions financières décentralisées, la réglementation du secteur par la conception des textes réglementaires et les règles de gestion, la production de statistiques sur le secteur et la participation à côté de la direction de la microfinance aux activités de contrôle du secteur. L'expert a assuré que « l'importance des institutions de microfinance (IMF) dans nos pays n'est plus à démontrer, car elles permettent à des milliers d'exclus du système bancaire classique d'accéder à des services financiers. Et la banque centrale est engagée à soutenir ces institutions afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans le développement économique et social de nos pays ». évolution spectaculaire. Au Mali comme dans la plupart des pays de l'espace Uemoa, le secteur de la microfinance s'est affirmé depuis deux décennies comme la réponse efficace à l'inclusion financière adaptée aux besoins des populations marginalisées telles que les femmes et les jeunes. Aujourd'hui, le secteur de la microfinance connaît une évolution spectaculaire. Et le nombre des institutions de microfinance ne cesse d'augmenter d'année en année. Dans notre pays, le secteur de la microfinance nationale regroupe 125 services financiers décentralisés. Ils ont mobilisé plus de 59 milliards Fcfa de dépôts contre 73 milliards Fcfa de crédits octroyés aux populations à travers le pays. L'impact des institutions de microfinance se mesure également par le nombre de personnes touchées qui est aujourd'hui estimé à plus d'un million de bénéficiaires directs. En dépit des progrès constatés, le secteur enregistre des difficultés qui menacent son développement. En effet, beaucoup d'institutions de microfinance sont aujourd'hui en situation de cessation des paiements. Ces faillites exacerbent le niveau du risque de réputation et font peser sur le secteur une menace de risque systémique. En outre, le manque de professionnalisme combiné aux difficultés de gouvernance et de bonne gestion des crédits a engendré un accroissement des impayés dépassant les normes, le resserrement du refinancement des SFD auprès des banques et institutions financières. Le président de l'Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés, Aliou Sidibé indiquait lors de la semaine des microfinances au Mali que le secteur malien de la microfinance a connu de 1988 à 2008 une croissance importante dans le cadre de la mise en ½uvre des plans d'actions successifs de la stratégie nationale pour le développement du secteur. Sidibé estime que « cette sérénité a été ternie au cours des cinq dernières années par des difficultés importantes notamment la mauvaise gouvernance et la mauvaise gestion des crédits. Ces situations ont engendré un accroissement des impayés dépassant les normes, le resserrement du refinancement des SFD auprès des institutions financières. L'expert est convaincu que « ces mesures doteront le secteur de caisses de base plus fortes plus solides viables et pérennes. Elles favoriseront la sortie de crise. Alors nous en appelons au sens de responsabilité et d'engagement de tous les dirigeants des SFD notamment les directeurs des réseaux de microfinance de veiller à la bonne protection des dépôts qui passe par une grande orthodoxie en matière de gestion des crédits. » L'apport de la microfinance dans le développement économique et social du Mali est de permettre à des populations à revenu modeste d'avoir accès à des services financiers de proximité et diversifiés en vue d'améliorer leur condition de vie. Pour mener à bien cette mission le secteur de la microfinance demande au gouvernement la mise en ½uvre des recommandations du rapport d'évaluation de la stratégie nationale de développement des microfinances et du plan d'assainissement du secteur de la microfinance. Aliou Sidibé assure que son association accorde son soutien à la mise en ½uvre des mesures d'assainissement et de restructuration du secteur gage de sa stabilisation et de sa pérennité. Le secteur de la microfinance de l'espace Uemoa se caractérise aujourd'hui par une fragilité constante. En effet, peu d'institutions ont atteint l'autonomie financière. Et leur autonomie technique est insuffisante. Elles ont de grands besoins de professionnalisation en matière de gestion, de système d'information et de système de contrôle. Leur viabilité sociale n'est pas acquise et les crises de gouvernance sont fréquentes et parfois graves. Enfin, elles ne sont pas complètement insérées dans le marché financier et leurs relations avec les banques restent difficiles. La microfinance est un outil de financement qui peut devenir viable, mais qui a encore besoin d'appui et de temps pour se consolider.

D. DJIRE

Mali-FMI :  NOUVELLE  AIDE DE 15,1 MILLIONS DE DOLLARS

Le FMI a annoncé lundi le versement d’une nouvelle aide de 15,1 millions de dollars (7,5 milliards Fcfa) au Mali afin d’aider le pays à combler ses besoins « urgents » de financement après la guerre et assurer la transition jusqu’à l’élection d’un nouveau gouvernement. Le Fonds monétaire international avait déjà octroyé au pays un prêt sans intérêt de 18,4 millions de dollars en janvier, au plus fort de l’intervention militaire menée par la France au Mali pour déloger les insurgés islamistes des grandes villes du Nord. « Le rétablissement du contrôle gouvernemental sur l’ensemble du territoire et le retour du soutien des donateurs préparent la voie à un retour de la croissance » après la récession de 2012, affirme dans un communiqué Min Zhu, le directeur adjoint du FMI. Mi-mai, une conférence de pays donateurs a permis de récolter environ 3,25 milliards d’euros pour aider le Mali à l’heure d’un regain de tension à l’approche de l’élection présidentielle prévue le 28 juillet. « La situation économique reste fragile et entourée de risques », souligne Min Zhu, ajoutant que la bonne utilisation de la manne des donateurs est cruciale. « La défi est de s’assurer que l’allocation de ces ressources additionnelles se fera en conformité avec les priorités du pays à court et moyen termes pour la consolidation de la paix et le développement », a indiqué le responsable du Fonds. Comme en janvier, l’aide au Mali est versée sans que des réformes politiques soient exigées en contrepartie, conformément au mécanisme baptisé Facilité rapide de crédit et destiné aux pays pauvres en manque de financement.

L'essor

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