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Négociations inter-maliennes à Ouaga : Un projet d'accord mais pas encore de signatures des parties

Finalement ce lundi, 10 juin 2013 à Ouagadougou, les pourparlers en vue de la tenue d'élection présidentielle au Mali le 28 juillet prochain n'ont pas connu, comme annoncé et attendu, la signature d'accord entre les représentants du gouvernement malien et ceux des mouvements touareg conjoint MNLA-HCUA.

Le Médiateur de la CEDEAO, n'a pas réussi pour l'instant à faire signer aux deux parties le projet d'accord qu'il leur a soumis. Le face-à-face d'une quarantaine de minutes que Blaise Compaoré a eu avec elles en fin d'après- midi de ce lundi n'a apparemment pas suffi à les convaincre de franchir le pas de la signature.

« Nous remercions le Médiateur pour ce qu'il fait pour nous aider à parvenir à une solution. Mais, nous rentrons à Bamako pour rendre compte aux autorités maliennes et nous reviendrons très prochainement », a indiqué à la presse, Tiebilé Dramé, le négociateur du gouvernement malien. Sans plus de précisions.

Quant au porte-parole du MNLA-HCUA, il ne s'est pas présenté à la presse.

Prolongation dans les négociations

C'est donc la prolongation dans les négociations qui ne semble visiblement pas faire l'affaire de Bamako.

Il faut dire que la signature du projet d'accord proposé par le Médiateur butte encore sur certaines préoccupations soulevées chacune des parties.

La délégation gouvernementale veut rapidement un redéploiement des forces de sécurité sur l'ensemble du territoire. De leur côté les représentants des groupes touaregs MNLA-HCUA soulèvent des inquiétudes par cela. Craignant des exactions avec un redéploiement rapide de l'armée malienne, ils souhaiteraient que leurs préoccupations soient prises en compte.

Les préoccupations des uns et des autres sont légitimes, selon Djibrill Bassolé, représentant du Médiateur.

Et le Médiateur est en train de travailler à résoudre ces difficultés avec l'appui des représentants de la communauté internationale qui participent aussi aux pourparlers.

A entendre Bassolé, les deux parties sont pour le principe du redéploiement de la sécurité et de l'administration sur tout le territoire malien avant de la tenue de l'élection à bonne date, et qu'il ne reste seulement qu'à s'entendre sur les modalités. Il a parlé de la mise en place d'une commission mixte de sécurité. En tout cas, il se veut optimiste cette fois-ci quant à la possibilité de faire respecter les engagements que prennent les différentes parties, soulignant la grande mobilisation de la communauté internationale pour la sortie de la crise Mali.

Grégoire B. BAZIE

Lefaso.net

Le Faso

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