mis à jour le

Autant le dire… : Enseignement supérieur : des états généraux pour mieux « djafoul »

C'est le moment ou jamais de dire, de proposer et de discuter de tout, sans tabou. Tout ce qui va permettre de trouver des solutions aux problèmes récurrents que vit l'enseignement supérieur au Burkina Faso depuis des années. En effet, les états-généraux de l'enseignement supérieur ne sont sans doute pas la panacée, mais ils sont l'occasion rêvée pour poser les vraies équations du dispositif de l'enseignement supérieur au Burkina Faso afin de lui trouver des solutions adéquates et durables. Pour cela, les organisateurs ont fait appel à quatre centaines de personnes, toutes tendances et toutes compétences confondues. Car, il s'agira pour les acteurs du monde de l'enseignement supérieur de se triturer les méninges pendant trois jours pour sortir des conclusions fortes et acceptables par tous.

Que ce soient les étudiants, les professeurs, les encadreurs, les partis politiques (majorité comme opposition) personne ne doit en réalité quitter ces assises et dire après qu'il n'a pas pu dire ou proposer ce qu'il voulait partager comme réflexion, mais aussi situer sa responsabilité dans l'état où se trouve l'enseignement supérieur. En fonction donc des thèmes ou encore des communications qui seront livrées, les étudiants doivent pouvoir donner leur position. Car, s'il y a enseignement supérieur, les premiers concernés sont d'abord eux. Mais chacun des participants devra savoir qu'il est à la fois responsable des problèmes qui minent notre système d'enseignement supérieur et « trouveur » des solutions. Autrement dit, les participants doivent avoir en tête qu'ils n'iront pas aux états-généraux de l'enseignement supérieur pour se jeter les responsabilités de ceci ou de cela.

Les étudiants ont besoin de meilleures conditions d'études et de vie. Qu'est-ce qu'il faut faire pour répondre à cet objectif sans pour autant altérer la qualité des enseignements qu'ils doivent recevoir. Le calendrier académique des universités de Ouagadougou est tellement mélangé et confus qu'il faut nécessairement trouver la solution. Laquelle ? C'est aux participants de s'accorder sur l'essentiel. Le système Licence-master-doctorat (LMD) est décrié par les étudiants dont certains le rejettent systématiquement. Alors qu'au jour d'aujourd'hui, le Burkina Faso ne peut se mettre en marge des avancées régionales et internationales en matière d'enseignement supérieur. Que faire pour que tout le monde comprenne et accepte ce système et fasse qu'il marche bien ? Si ailleurs il produit de bons résultats, il doit pouvoir en produire autant chez nous. Au cas contraire, où se situe le problème ? Aux participants de répondre.

Les universités publiques ne répondent plus convenablement à l'offre en matière d'enseignement supérieur en quantité et en qualité des suites, entre autres, des multiples mouvements sociaux que connaissent la plupart de ces universités. Doit-on continuer dans cette lancée ? Faut-il alors penser à un système qui tende vers la privatisation de l'enseignement supérieur ou du moins encourager le secteur privé à s'y investir ? En outre, le Bac doit-il systématiquement ouvrir les portes à une université ? Si oui, quelles sont les conditions financières à remplir pour avoir accès à un enseignement supérieur de qualité ? Autrement dit, quelle doit être la contribution des parents à un enseignement de qualité ? La politisation des campus. Le temple du savoir doit-il être des apprentis politiciens où l'opposition et le pouvoir recrutent leurs militants ou créent des organisations estudiantines en fonction des moments de crise ou des objectifs qu'elles veulent réaliser ? Compromettant ainsi l'avenir de la jeune génération ?

Autant de questions auxquelles les participants devront répondre, sans tabou. Parce que, à l'analyse, tout doit pouvoir repartir sur un bon pied après ces états-généraux. C'est un souhait.

Dabaoué Audrianne KANI

L'Express du Faso

Le Faso

Ses derniers articles: Tirage au sort des barrages de la coupe du monde 2014 :  Paroisse de Bissighin : les élèves et étudiants  Coupe OAPI : ONEA en dames et SONABHY en hommes 

enseignement

La rédaction

Tribune Libre. Enseignement en Algérie : Entre la qualité d’hier et la quantité d’aujourd’hui

Tribune Libre. Enseignement en Algérie : Entre la qualité d’hier et la quantité d’aujourd’hui

Nabil

Enseignement supérieur public au Faso : Le début de la fin des difficultés financières ?

Enseignement supérieur public au Faso : Le début de la fin des difficultés financières ?

Ahmed Hamdaoui

Enseignement scientifique et arabisation. Stop aux amalgames

Enseignement scientifique et arabisation. Stop aux amalgames