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Festival de Fès-Mehdi Abdou: « On ne peut pas faire appel à n’importe qui pour représenter le Maroc »

Interprète, compositeur et peintre marocain, Mehdi Abdou est un artiste avec un seul souci, transmettre son art avec sincérité.

L'artiste a été formé sous les directives de grands musiciens tels que  Mohamed Abdelouahab, Baligh Hamdi ou encore Mohamed Al Mouji, et a côtoyé des hommes de lettres et de philosophie comme Ihssane Abdelkoudouss, Youssef Idriss et autres.

La Nouvelle Tribune est partie à sa rencontre après sa prestation lors du Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde.

La Nouvelle Tribune : Pourquoi aviez-vous disparu?

Mehdi Abdou : Je n’ai pas disparu, j’ai été présent durant l’édition du festival Mawazine de l’année dernière. Entre-temps j’ai été interpelé ailleurs qu'au Maroc, j'ai aussi participé au Festival Jarash et au Festival Volubilis. Je suis présent, je suis juste un petit peu pris entre les préparatifs et les répétitions qui ont lieu à mon centre artistique.

 

Cela veut-il dire qu’un nouvel album est prêt?

Avec tous les problèmes de piratage au Maroc, j’évite de sortir des albums car pour moi c’est un gaspillage d’argent et de temps. Un album prend beaucoup de temps, beaucoup d’énergie et surtout beaucoup d’argent et nous savons très bien qu’il est difficile de trouver des producteurs au Maroc, donc la plupart des artistes font de l’autoproduction.

 

Que représente pour vous le festival de Fès des musiques Sacrées du monde?

La scène du festival de Fès des musiques Sacrées du monde est une scène internationale, et tous les artistes seraient honorés par leur passage dans cette scène. Je voyage beaucoup et durant mes voyages je rencontre plein d’autres artistes, et à chaque fois que nous évoquons le mot festival au Maroc, ils me parlent de la magie de la ville de Fès et de son festival.

 

Pensez-vous que les festivals au Maroc ne s’intéressent pas aux artistes marocains?

Ce n’est pas vrai, il faut arrêter de prendre les choses de ce côté. Si un artiste marocain veut être appelé pour les festivals il doit travailler sur lui, donner de son mieux et présenter un concept nouveau. Les festivals marocains sont de grands festivals maintenant donc les organisateurs ne peuvent pas faire appel à n’importe qui pour représenter le Maroc.

Que pensez-vous des jeunes talents marocains?

Le Maroc a toujours été la source de talents et donc la cible de beaucoup de pays arabes. Les Marocains qui participent dans des émissions de chants nous rendent fiers d’eux ; aucun d’eux ne passe inaperçu et à force de produire des voix uniques les autres candidats arabes ont toujours peur quand ils sont confrontés aux Marocains. J’ai été très content lorsque Mohamed Rifi a remporté “X. Factor”, j’ai même pris mon téléphone et je l’ai félicité personnellement d’avoir levé très haut le drapeau marocain.

Propos Recueilli par Hajar Hamri

 

La Nouvelle Tribune

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