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Interdiction des sachets plastiques non biodégradables : ÇA TRAÎNE !

Les sachets plastiques représentent aussi un danger pour les animaux

La loi ne serait toujours pas promulguée à cause de la crise qui vient de secouer notre pays

La décision courageuse d'interdire la production, l'importation, la commercialisation, la détention et l'utilisation de granulés et de sachets plastiques dans notre pays a été saluée par toutes les populations. En effet, les sachets plastiques pullulent dans les rues de Bamako et des autres localités de l'intérieur. Ces déchets font même partie du décor. Vous ne parcourez pas une rue ou ruelle sans piétiner une  masse de sachets noirs, verts, jaunes, bleus ou de pochettes d'eau transparentes vidées et jetés sur le sol.

Selon les chiffres officiels la part du sachet plastique usé est de 3% dans la composition des déchets municipaux. Les statistiques font ressortir que sur 17.089 tonnes d'emballage plastique produites ou importées, seulement 1.355 à 1.720 tonnes sont recyclées. Les vieux sachets sont facteur de pollution avancée, de maladies. Ils représentent surtout  un danger pour les animaux qui les avalent sur le pâturage.

Compte tenu de  tous ces facteurs nuisibles, notre pays a voté une loi interdisant la production,  l’importation, la commercialisation,  la détention et  l’utilisation des granulés et des sachets plastiques non biodégradables en janvier 2012.  Cette nouvelle loi,  devait être mise en application à compter du 1er avril 2013. Nous sommes en juin et toujours rien.

Que se passe-t-il ? Pourquoi l'application stricte de cette nouvelle mesure salutaire pour l'environnement traîne ?

Selon certaines sources, la loi de janvier 2012 n'aurait pas été promulguée à cause des troubles qui ont secoué le pays à cette période. Les sachets plastiques continuent donc de polluer l'environnement dans notre pays.  Au niveau des industriels,  nous apprendrons qu'il n'y a pas d'avancée concernant la question. La dernière réunion des principaux acteurs aurait eu lieu en février 2013, depuis  plus rien. Les doutes persistent. Les entreprises ne savent pas quel type de sachet doit être biodégradable. La nouvelle norme concerne-t-elle uniquement les  petits sachets  où  l'ensemble des catégories de sachets.

La loi est très claire. Les sachets concernés par cette mesure sont les sachets d'eau, les sachets disponibles dans les super marchés, les plastiques de film noir avec une interdiction totale du noir, les plastiques emballages de pressing, les plastiques noirs  paillage pour l'agriculture et les sacs poubelles noirs. D'où vient ce double langage au niveau des industriels ?

Supposons qu'on arrive à corriger cette lacune due à la mauvaise communication,    les entreprises mettront en moyenne six mois pour écouler les anciens stocks.  «  Depuis les premières réunions nous avons été très clairs. Il faut nous donner le temps d'écouler nos anciens stocks », ont souhaité les entrepreneurs. Une autre contrainte est liée à la cherté des produits entrant dans la fabrication des sachets « bio ». Les producteurs demandent une exonération pour  tenir le coup.

difficile d'appliquer la loi. Par ailleurs les populations accepteraient – elles les sachets biodégradables ? Pas sûr ! La transformation a un coût qui va influer sur le prix. Ce n'est pas simple pour un Malien qui n'a pas les moyens d'acheter un sachet qu'il a l'habitude d'avoir gratuitement lors de ses courses. Aussi, ils sont nombreux les utilisateurs qui ignorent l'existence de la nouvelle loi.

Le commerçant Boubacar Sylla gère une grande boutique au marché de Médine. Il peut distribuer 3 à 4  paquets de sachets plastiques par jour à ses clients. Il est resté bouche bée à l'annonce de la nouvelle. Nous étions en plein mois d'avril. Le distributeur Boubacar a ri et a cru à « un poisson d'avril ». Nous avons mis du temps pour le convaincre. Selon lui, il serait difficile de faire appliquer cette loi, car les sachets plastiques font désormais partie de notre quotidien.  Le boutiquier réfléchit déjà au support qu'il donnera à ses clients le jour où la loi rentrera en vigueur.

Les commerçants détaillants ou les grossistes de Bamako qui sont bien informés  se demandent quelle  solution de rechange  les autorités  proposeront pour remplacer les sachets plastiques non biodégradables, qui sont entrés dans les habitudes des populations ? La loi interdisant les sachets plastiques non biodégradables dans notre pays a été accompagnée  par des propositions alternatives comme la mise sur le marché de sachets bios, des sacs en tissu ou en papier qui sont écologique et biodégradables.

Les industries locales devront produire  des sachets biodégradables. Le sachet plastique oxo biodégradable est fabriqué en polyéthylène (granulé) contenant un additif appelé (d2w) le rendant oxo biodégradable. L'oxy-biodégradation signifie la dégradation résultant d'une oxydation et d'une modification moléculaire de manière simultanée ou successive. Tout sachet plastique ou emballage à base d'additif oxo biodégradable, doit porter la mention « Oxo biodégradable » et doit porter le nom ou le logo du fournisseur. Le produit doit être préalablement homologué auprès de la DNACPN.

Le plastique eco-compatible est une solution à forte valeur ajoutée. Il se dégrade complètement entre 6 mois et 5 ans, après la durée de vie prédéterminée du produit. En l'abandonnant dans la nature, la dégradation peut se faire en quelques mois, en fonction des conditions d'exposition. Aussi, les produits d2w peuvent être recyclés et réutilisés.

Toutes ces diapositives ne servent en rien car dans la pratique le constat est malheureusement tout autre. L'entrée en vigueur de la loi n'est toujours pas effective.  Elle  ne sera certainement  pas une tache facile pour les cadres de la direction nationale du contrôle des pollutions et des nuisances (DNACPN).  Pour y arriver il faut une sensibilisation accrue afin de toucher toutes les populations.

Logiquement si l'on part du fait que l'essentiel des sachets plastiques sur le marché proviennent de l'importation, il serait beaucoup plus facile dans un premier temps d'interdire l'importation. Cette mesure aboutira à un déficit considérable  de sachet non biodégradable sur le marché malien, d'autant plus que la production nationale est assurée par quelques entreprises locales  ne représentant qu'une infirme partie du volume consommé. L'application stricte de cette loi est une nécessité pour la sauvegarde de nos  sols et leur fertilité ainsi que la préservation de la vie de nos animaux.

Nos tentatives pour faire intervenir la DNACPN ont été vaines.

M. A. Traoré

 

 

Ordures LafiaDisparition des forêts tropicales : L' IMPACT NEGATIF SUR LA PRODUCTION D'ENERGIE HYDROELECTRIQUE

La disparition des forêts tropicales est susceptible de réduire la production d'énergie des projets hydroélectriques comme le Brésil, qui investissent des milliards de dollars pour créer de l'énergie pour soutenir leur croissance économique. C'est la conclusion d'un groupe d'experts, dont les découvertes, publiées hier, vont à l'encontre de la compréhension commune de l'impact de la déforestation. Pendant des années, les scientifiques et les ingénieurs ont remarqué une augmentation du flux des fleuves ou des cours d'eau lorsque les arbres sont enlevés le long des rives.

L'eau dans le sol, qui aurait été sinon absorbée par les racines des arbres et envoyée dans l'atmosphère, se jette directement dans les cours d'eau et les fleuves. Parallèlement, de grandes zones de forêts tropicales créent des nuages de pluie alors que l'humidité de leurs feuilles s'évapore. C'est pourquoi l'élimination d'une grande partie de ces forêts fait diminuer les précipitations.

D'après les scientifiques, il suffit de couper suffisamment d'arbres selon les scientifiques, et l'impact indirect des précipitations compensera l'impact direct du déboisement. L'étude, publiée par le journal The Proceedings of the National Academy of Sciences, prévoit que la déforestation extensive réduira la quantité d'eau dans les fleuves pour générer de l'hydroélectricité de projets tels que le Belo Monte, qui est en cours de construction sur le fleuve Xingu au Brésil, et qui devrait être le troisième plus grand complexe d'hydroélectricité au monde.

Le projet Belo Monte, dont la portée considérable et l'impact sur le paysage ont conduit à une forte opposition, devrait générer au moins 4400 mégawatts d'électricité, d'après ce qu'indique l'étude. La capacité totale du projet devrait être de plus de 11 000 mégawatts, du fait des grandes variations du flux saisonnier du fleuve Xingu. Mais l'étude prévient que d'ici 2050, jusqu'à 40% de cette électricité pourrait être perdue à cause des précipitations réduites causées par la déforestation régionale.

La perte des forêts tropicales dans le bassin de l'Amazonie, en Afrique Centrale, en Indonésie et dans d'autres régions du monde, est une question environnementale urgente depuis vingt ans, mais le débat s'est concentré sur deux éléments. D'abord, la disparition des forêts accélère le changement climatique dans le monde en faisant disparaître un puits carbone considérable qui absorbe du dioxyde de carbone de l'atmosphère.

Ensuite, la déforestation détruit les moyens de subsistance de communautés indigènes. L'idée selon laquelle la déforestation pourrait réduire les précipitations et donc nuire à un pays comme le Brésil, qui obtient 80% de son électricité de l'hydroélectricité, est une nouvelle moins connue. Notant le lien établi entre la disparition des arbres et une augmentation du flux des fleuves, Claudia M. Stickler, principal auteur de l'article, a déclaré que les chercheurs du bassin Amazonien, « en avaient vu les effets lorsque la supposition traditionnelle ne s'avère pas vraie ».

« Ils ont enlevé tellement de forêt que cela a réduit les précipitations et le flux des cours d'eau » a-t-elle ajouté. Un co-auteur de l'étude, Daniel C. Nepstad, qui travaille aussi à l'Institut Amazonien pour la Recherche Environnementale, a déclaré que les forêts tropicales créent de la pluie parce qu'elles « sont dans le soleil équatorial, et font évaporer une grande quantité d'eau qui va dans les feuilles et ensuite dans l'atmosphère ». L'humidité nourrit les nuages de pluie.

Dans certains affluents de l'Amazonie, « le cycle a été changé » a-t-il noté. Le fleuve Xingu est déjà proche d'un point de non-retour où le flux accru lié à la disparition des arbres sera annulé par la disparition des précipitations.

Les auteurs ont conclu que « alors que les nations des forêts tropicales se tournent de plus en plus vers l'hydroélectricité pour satisfaire la demande croissante en électricité verte, il est important » que les législateurs prennent en compte les liens entre la couverture forestière et les flux des cours d'eau.

Source : www.actualites-news-

environnement.com

 

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