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L’Intersyndicale gèle sa grève

L'Intersyndicale des professionnels de la santé (ISPS) a décidé de geler sa grève, entamée le 6 mai dernier. Ainsi, après cinq semaines de grève cyclique, l'ISPS, qui regroupe les syndicats des praticiens, spécialistes et psychologues de la santé publique, suspend son débrayage, suite à «l'ouverture du dialogue» par la tutelle, ont annoncé les représentants de l'ISPS, hier, lors d'une conférence de presse. Toujours pas d'invitation formelle adressée aux syndicats Toutefois, cette suspension n'équivaut pas à un abandon de leurs revendications. «Les bureaux exécutifs nationaux des différents syndicats ont été mandatés par leurs conseils nationaux (CN) respectifs pour le suivi des différents dossiers dans le cadre d'un dialogue responsable et constructif. Les CN seront convoqués ultérieurement pour réévaluer l'état d'avancement des différents dossiers», affirme l'ISPS. «Nous attendons que la tutelle concrétise ses déclarations de bonne volonté, et organise effectivement le dialogue auquel nous appelons régulièrement», explique le docteur Yousfi Mohamed, président du SNPSSP. «Pour l'heure, nous n'avons toujours pas reçu d'invitation formelle quant à cette réunion. Le préalable au dialogue était le gel de la grève, ce que nous faisons aujourd'hui. La balle est aujourd'hui dans le camp du ministère de la Santé», poursuit, quant à lui, le docteur Lyes Merabet, président du SNPSP. «Dès lors, que chacun prenne ses responsabilités. Que les associations des malades aillent faire pression sur le ministère maintenant !», s'emportent les praticiens, qui avouent avoir été très affectés par les campagnes de désinformation menées par «certains», et par l'absence de solidarité de ces associations, qui «ne pipent mot lorsqu'il s'agit de parler des vrais problèmes sanitaires». «D'autant plus que nos mouvements visent justement à sortir le système de santé algérien de son profond malaise. Et nous sommes disposés à proposer des solutions pour ½uvrer à un assainissement, pour que chacun, Président ou simple citoyen, puisse avoir accès à des soins de qualité», affirme le docteur Merabet. «Nous n'acceptons pas d'être les boucs émissaires des défaillances d'un système de santé !», martèle docteur Yousfi. Pour ce qui est des différentes sanctions prises par les autorités à l'encontre des syndicalistes, les présidents demandent la levée de ces sanctions «illégales». «Il s'agit de ponctions sur salaire, réquisitions, mises en demeure et de suspensions ou mutations suite à des adhésions au mouvement de grève», déplore Khaled Kedad, président du Snapsy. «Des mesures répressives et des entraves au droit syndical», pour lesquelles le Bureau international du travail (BIT) est «régulièrement saisi», affirment les praticiens.  

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