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«Nous disposons d’informations rassurantes»

Le consul d'Algérie à Gao et six de ses collaborateurs avaient été enlevés, le 5 avril 2012, dans le nord du Mali  Trois d'entre eux avaient été libérés quatre mois après leur enlèvement. Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, rassure sur le sort des diplomates algériens enlevés, il y a plus d'une année, à Gao (Nord- Mali). S'exprimant hier sur les ondes de la Radio Algérie Internationale (RAI), il affirme que les informations dont dispose son département ministériel sur les otages algériens sont «rassurantes». «Les informations dont le ministère des Affaires étrangères dispose sont rassurantes. Nous n'avons pas, aujourd'hui, d'inquiétude du fait qu'ils sont vivants. Je ne peux pas en dire plus pour l'instant», déclare-t-il. Selon lui, les inquiétudes sur le sort des diplomates algériens ont été exacerbées par les événements qui ont eu lieu au Mali, en référence à l'intervention française et africaine pour déloger les terroristes activant au sein d'Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI), d'Ançar Eddine et du Mujao. «Les conditions de vie des otages sont celles que l'on peut imaginer», ajoute-t-il. Le chef de la diplomatie algérienne fait part, dans ce sens, de son «souhait» que les diplomates encore entre les mains de leurs ravisseurs «retrouvent leurs familles respectives le plus tôt possible». «Cet espoir n'est pas fondé uniquement sur une conviction cultuelle», dit-il encore sans plus de précision. Pour rappel, le consul d'Algérie à Gao et six de ses collaborateurs avaient été enlevés, le 5 avril 2012, dans le nord du Mali. Trois d'entre eux avaient été libérés quatre mois après leur enlèvement. En janvier dernier, le groupe terroriste Mujao a diffusé sur internet une vidéo des trois otages algériens demandant au président Bouteflika de répondre aux demandes du groupe pour permettre leur libération. Mourad Medelci rappelle, par la même occasion, que la position de l'Algérie concernant la prise d'otages et le paiement des rançons est «claire». «Certains pays sont en train de se ranger sur la position de l'Algérie», estime-t-il. Selon le ministre, «il faut cependant se montrer modeste» car la lutte contre le terrorisme est de longue haleine. «Il y a encore beaucoup d'efforts à déployer au niveau de la communauté internationale pour que la question des rançons puisse être gérée de manière obligatoire et amener tous les pays, gouvernements et parties à ne pas financer le terrorisme», précise-t-il. L'Algérie, rappelons-le, prépare une nouvelle initiative pour l'interdiction du paiement des rançons qu'elle compte soumettre à l'ONU.

El Watan

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